IAHP : vigilance sur la faune sauvage

Tanit Halfon

| 29.06.2022 à 12:51:00 |
© iStock-TPopova

Si la France est repassée à un niveau de risque « négligeable » vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène, les nombreuses déclarations en avifaune sauvage sur le nord du territoire appellent à la vigilance pour les élevages.

Depuis le 8 juin 2022, le niveau de risque épizootique vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) est considéré comme « négligeable » en France. A ce jour, au 29 juin, la situation reste favorable avec le dernier foyer en élevage qui remonte toujours au 17 mai dernier. Un bémol vient toutefois nuancer ce bilan. En effet, tout le long de la côte nord de la France, sont encore détectées des mortalités groupées dans l’avifaune sauvage libre. Selon le dernier bulletin de veille épidémiologique de la plateforme ESA, ces mortalités ont été constatées depuis la mi-mai, surtout sur des laridés (mouette, goélands….). Au 23 juin, 7 départements ont été touchés : le Nord (5 communes) l’Aisne (1 commune), le Pas-de-Calais (10 communes), la Somme (4 communes), La Seine-Maritime (3 communes), le Calvados (3 communes) et la Manche (4 communes).

Comme l’expliquent les experts, cette situation n’a jamais été observée en France au cours du mois de juin : ils la qualifient ainsi d’« exceptionnelle de par son ampleur et la période où les détections ont cours. » Ces détections sont, en effet, observées sur « une étendue de plus de 500 km depuis la frontière jusqu’à la Bretagne ». Il y a aussi des nouvelles espèces touchées : les fous de Bassan dans la Somme.

« La circulation du virus IAHP H5N1 persiste au cours de ce qui constituait jusqu’à présent une inter-saison pour l’activité IAHP en France et dans des populations d’oiseaux sauvages, dont certaines espèces sont des migrateurs partiels ou comprenant des colonies en phase de reproduction et d’élevage des juvéniles », disent les experts.

Face à une circulation encore très active dans le compartiment sauvage, la vigilance est donc de mise, étant donné le risque réel d’introduction en élevage « à la faveur de mouvements de décantonnement de populations d’oiseaux sauvages, toujours possibles y compris en dehors des périodes de mouvements migratoires ».

Au total, selon les dernières données consolidées du ministère, 1378 foyers en élevage ont été confirmés au 10 juin en France (et 35 en basses-cours), dont par ordre d’importance 860 en Vendée et départements limitrophes (hors Bretagne qui a totalisé 6 foyers), 362 foyers dans le Sud-Ouest et 127 foyers en Corrèze, Dordogne, Haute-Vienne, Lot, Lot et Garonne.

Tanit Halfon

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