IAHP : retour à un niveau de risque négligeable

Tanit Halfon

| 08.06.2022 à 14:53:00 |
© iStock-FTiare

Cet abaissement du niveau de risque permet de lever les restrictions de mise à l’abri et de mouvements sur l’ensemble du territoire. Il fait suite à une période de 3 semaines sans aucune détection de foyer d’influenza aviaire hautement pathogène.

La situation sanitaire vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) s’améliore en France. Depuis le 17 mai 2022, aucun foyer en élevage n’a été détecté. Dans ce contexte, le niveau de risque épizootique est désormais considéré comme « négligeable » pour l’ensemble du territoire métropolitain, à compter du 8 juin (arrêté du 3 juin 2022), a annoncé le ministère de l'Agriculture par voie de communiqué de presse. Comme il y est souligné, seuls quelques cas sont encore confirmés dans la faune sauvage. De plus, est notée une amélioration de la situation dans les couloirs migratoires de l’avifaune sauvage traversant la France. Enfin, les températures saisonnières sont défavorables à la survie du virus dans l’environnement.

« Cette nouvelle étape dans la gestion de la crise actuelle amène donc à la levée des mesures de sécurité sanitaire renforcées (parmi lesquelles figurait la mise à l’abri des oiseaux d’élevage), des restrictions de mouvements et des interdictions de rassemblements de volailles. Seules les zones dites réglementées, au sein desquelles des mesures de lutte sont toujours en cours d’exécution, restent concernées par des mesures sanitaires renforcées », indique le ministère.

Dans ces zones réglementées, le repeuplement des élevages se fait de façon progressive et sectorisée. Il avait débuté dès le début du mois d’avril dans le Sud-Ouest, d’abord pour les élevages de galliformes. Et depuis le 1er juin pour le Grand-Ouest. Dans ces territoires, la vigilance reste de mise après le repeuplement pendant plusieurs semaines.

En parallèle des repeuplements, « les services du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire organisent depuis mi-mai un retour d’expérience avec l’ensemble des parties prenantes afin d’identifier les améliorations à apporter et les actions à définir d’ici le début des prochaines migrations descendantes. »

Au 7 juin, selon les données consolidées du ministère de l’agriculture, il y a eu 1378 foyers en élevages en France, dont 62,5% dans le Grand-Ouest de 35,5% dans les Sud-Ouest.

Tanit Halfon

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