Foyers de contamination de félidés par l’humain à New-York - Le Point Vétérinaire.fr

Foyers de contamination de félidés par l’humain à New-York

Anne-Claire Gagnon | 23.04.2020 à 18:09:29 |
chat Sars-CoV-2
© Liukov - iStock

2 chats, 3 tigres et 3 lions sont désormais déclarés contaminés par des humains atteints de Covid-19 à New-York

CNN annonçait, le 22 avril, avant même que la déclaration ne soit effective auprès de l’OIE, les premiers cas sur le sol américain de chats ayant été contaminés par leurs maîtres. Les chats présentaient des éternuements et un écoulement nasal. Les cas ont débuté le 1er et le 6 avril respectivement. Au domicile du premier foyer, aucun patient atteint du Covid-19, ce qui n’exclut pas un portage sain. Le chat était autorisé à aller dehors où il a pu rencontrer un malade Covid-19.

Travailler avec les laboratoires de références

Dans le second foyer, où résidait un patient Covid-19 et ses deux chats, un seul s’est révélé positif au SARS-CoV-2 par PCR, après avoir été testé négativement pour d’autres agents pathogènes respiratoires.  Dans les deux cas, les tests ont été effectués par un laboratoire vétérinaire indépendant, qui en a référé aux autorités fédérales, qui ont effectué à nouveau ces tests, et suivent depuis ces chats. L’Administration américaine rappelle que, dans le cadre de maladies émergentes comme le COVID-19, les prélèvements doivent être traités par les laboratoires de référence, qui ensuite déclarent les évènements exceptionnels à l’OIE, ce qui a été fait le 22 avril. Les deux chats vont bien et continuent d’être suivis.

Prendre des gants pour ne pas faire de victime

Ce sont désormais tous les félidés du zoo du Bronx (New-York) qui ont été testés par PCR. Par prélèvement nasal, sous anesthésie générale, pour une tigresse, le 4 avril, puis un des lions, confirmé également le 17 avril. Les 6 autres grands félidés ont été alors testés par PCR sur leurs fecès et confirmés également positifs. Depuis les premiers résultats, les soigneurs ont pris la précaution de porter des gants afin de ne plus contaminer leurs animaux, qui vont tous bien à ce jour. Les mains des humains sont définitivement des supports très mobiles et très contaminants, si les gestes barrières ne sont pas respectés, ce sont les animaux font les frais.

Anne-Claire Gagnon
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