Forum de buiatrie Bilbao 2017

Béatrice Bouquet | 26.10.2017 à 10:26:28 |
Salle du congrès de buiatrie Bilbao
© Béatrice Bouquet

Avec près de 550 participants et 50 nationalités différentes, l’European Buiatrics Forum devient un événement phare de formation en médecine vétérinaire des ruminants.

Organisé par la Société française de buiatrie, actuellement présidée par Sébastien Assié d’Oniris, l’European Buiatrics Forum (EBF) a quitté son premier port d’attache, Marseille, depuis quatre ans, pour faire escale chez nos voisins européens. Après Rome il y a deux ans, l’EBF 2017 s’est déroulé à Bilbao, en Espagne, du 4 au 6 octobre derniers pour une 5e édition pléthorique. Chaque conférence plénière était doublée par l’intervention de vétérinaires espagnols de l’Asociación nacional de especialistas en medicina bovina de España (Anembe), un groupement technique d’une centaine de buiatres espagnols, dans un anglais scientifique accessible ou un espagnol au rythme endiablé. Regroupés en grosse structure, employés au sein de coopératives (aliment, lait), ou enseignants, ces vétérinaires locaux ont fait la démonstration de la technicité et du pragmatisme en rurale de l’autre côté des Pyrénées : on s’y dit « prêt à affronter l’arrivée d’une génération d’éleveurs beaucoup plus technique et exigeante » et qui travaille, comme ici, souvent à perte…

Imagerie et prélèvements
Onirique (au sens grec plus que nantais du terme), l’enseignante-chercheuse madrilène Natividad Pérez Villalobos a présenté de très belles images obtenues par laparoscopie pulmonaire transpariétale chez le veau. « Il s’agit d’utiliser cette technique dans les recherches en physiologie et thérapeutique des bronchopneumonies chez les bovins, explique-t-elle. Contrairement à l’échographie, des prélèvements in situ sont possibles, sans séquelles et les affections peuvent être suivies dans le temps. » Du Canada, Edouard Timsit continue à croire à l’intérêt pratique d’un suivi échographique des poumons. Pour les prélèvements, il souligne la pertinence d’un lavage trachéo-bronchique pour être représentatif des deux poumons dans leur ensemble (nul besoin de lavage broncho-alvéolaire). Il a réalisé des analyses de microbiotes respiratoires et montré que les vaches saines sont moins susceptibles d’être positives pour Pasteurella multocida, Mannheimia haemolytica et Haemophilus somni, tant dans le tractus respiratoire superficiel que profond. Vaches malades et saines pourraient se distinguer sur prélèvements profonds, mais pas sur écouvillons superficiels.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 39-40 de La Semaine Vétérinaire n° 1737.

Béatrice Bouquet
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