Fin des Etats généraux de l’Alimentation : vers où iront les filières ?

Clarisse Burger | 05.12.2017 à 17:07:48 |
Un consommateur de produits alimentaires
© Danilin - iStock

Les ateliers des Etats généraux de l’alimentation terminés fin novembre, le gouvernement devrait porter ses efforts sur sa « grande politique de l’alimentation ».

Lancés cet été par le gouvernement, les Etats généraux de l’alimentation (EGA) ont fermé leurs portes, fin novembre. L’objectif est de mettre fin à la situation dramatique du monde agricole en France, notamment en trouvant « des prix justes » pour les producteurs et en « relançant et répartissant la création de valeur » entre tous les acteurs de la chaîne alimentaire (producteurs, transformateurs et distributeurs). En plus de la santé des consommateurs, l’objectif est aussi d’anticiper la transition écologique du pays, tenant compte notamment du changement climatique.

Une consultation publique a été ouverte aux citoyens de juillet à octobre dernier et les 14 ateliers nationaux créés à cet effet (premier chantier des EGA), serviront à mettre en œuvre une feuille de route nationale pour l’agriculture. Producteurs, distributeurs, coopératives, ONG… et industriels ont été invités à réfléchir ensemble lors de ces ateliers.

A la mi-novembre, 18 acteurs de la grande distribution et du monde agricole se sont engagés via une charte pour relancer cette création de valeur et « la répartir équitablement », devant le ministre de l’agriculture et le secrétaire d’Etat du ministre de l’Economie des Finances. Ils ont en tout cas « constaté les effets négatifs des dérives des guerres des prix " et de la nécessité « d’un changement de comportement de tous les acteurs ». A suivre, donc...

Dans une interview au Journal du Dimanche, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert qui a piloté ces états généraux, affirme que de ces EGA, il en sortira « une grande politique de l’alimentation » s’appuyant pour cela sur des investissements public-privé de prévention sur la santé alimentaire. Des produits bio et locaux devraient être consommés en restauration collective, d’ici à  quatre ans. Aussi, il souhaite « modifier la loi pour inverser la construction des prix… qui seront désormais établis des coûts de production ». Selon le ministère, un plan d’investissement 5 milliards d’euros devrait être lancé à l’issue de ces états généraux.

Clarisse Burger
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