Facebook comme outil de sensibilisation à la carence en thiamine

Charlotte Devaux | 02.05.2017 à 16:07:30 |
chat atteint d'une carence en thiamine
© © Veterinary Neurology

Une vidéo d’un chat souffrant de carence en thiamine postée sur Facebook a été vue plus de 500 000 fois et a contribué à améliorer sa détection chez le chat.

Avec 500 000 vues, c’est un véritable buzz dont sont à l’origine nos confrères Laurent Garosi et Simon Platt qui administrent la page « Veterinary Neurology », suivie par plus de 8000 personnes. En février dernier,  ils y postent une vidéo d’un chat souffrant d’une carence en thiamine et présentant d’importants symptômes neurologiques. En cause, un aliment déficient en thiamine de la marque « Pet’s at Home », qui a provoqué plusieurs cas de carence en thiamine chez des chats au Royaume-Uni. Plusieurs produits de la gamme « AVA grain free » ont alors fait l’objet d’une campagne de rappel. Cette vidéo avait aussi pour but de sensibiliser les vétérinaires au diagnostic de cette affection rare. Le point avec Aurélien Jeandel, spécialiste européen en neurologie, exerçant dans le centre de référé Davies Veterinary Specialists (Royaume-Uni).

Quand une carence en thiamine peut-elle se rencontrer ?

Une telle carence chez les chats apparait dans trois types de cas: lorsqu’ils sont privés d’accès à leur nourriture, s’ils présentent une maladie gastro-intestinale chronique ou une hépatopathie et s’ils sont nourris avec une alimentation carencée en thiamine. Ce dernier cas de figure peut se produire si la nourriture est riche en thiaminases (par exemple lorsqu’elle est à base de poissons crus comme le thon), si elle est trop chauffée, si le fournisseur ne contrôle pas la composition en thiamine (alimentation dite low cost) ou encore si elle est composée de viande conservée avec du dioxyde de soufre. Selon l’origine de la carence, les cas peuvent donc apparaître de manière sporadique ou épizootique. Un seul sac de nourriture carencé servant à nourrir un chat pendant plusieurs mois peut suffire pour développer la maladie. 

Retrouvez l’intégralité de cet article dans La Semaine Vétérinaire du 5/5/2017

Charlotte Devaux
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