ENV : 636 places ouvertes pour le concours 2019

Tanit Halfon | 16.11.2018 à 16:33:31 |
étudiant
© webphotographeer – iStock

Pour l’année scolaire 2019-2020, les écoles vétérinaires françaises accueilleront 636 étudiants, soit 25 étudiants de plus que l’année précédente.

Pour l'année 2019, le concours commun d’accès dans les écoles vétérinaires offre 636 places, contre 611 pour l’année 2018.

Ces 25 places de plus concernent surtout la voie d’accès C, qui totalise 11 places supplémentaires par rapport à l’année précédente, suivi de la voie B (+7), de la voie A (+5) et de la voie A TB (+2).

Au niveau des écoles, Oniris (Nantes) accueillera 17 étudiants supplémentaires et l’école nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA), 8. Pour les écoles vétérinaires de Toulouse et de Lyon (VetAgro Sup), le nombre de places reste le même que l’an dernier, soit 160 par écoles.

Cette augmentation n’en est qu’à ses débuts. Comme annoncé l’an dernier par la Direction générale de l’enseignement et la recherche (DGER), il était prévu d’augmenter progressivement dès 2018 le nombre d’étudiants vétérinaires, afin de pallier à l’arrivée des jeunes issus du baby-boom des années 2000. L’objectif : 500 étudiants supplémentaires d’ici 2024 pour les 4 écoles. De plus, l’ouverture doit porter particulièrement sur la voie d’accès C, les profils étudiants y étant théoriquement plus enclins à choisir l’exercice rural. Dans ce contexte, les écoles de Toulouse et Lyon avaient décidé d'intégrer directement dès 2018 une promotion de 160 élèves. Les écoles d'Alfort et de Nantes avaient, quant à elle, fait le choix d'une augmentation progressive.

Les écoles vétérinaires françaises avaient déjà connu une hausse de leur effectif. En 2005, les places offertes au concours étaient de 221 pour les quatre écoles, en 2006 de 436, en 2013 de 488 et en 2017 de 554. Soit en presque 15 ans, une hausse de près de 190% !

Pour rappel, le concours A est accessible aux élèves des classes préparatoires BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre), le A TB à ceux des classes préparatoires technologie et biologie (TB), le B aux titulaires d’une licence 3 dans les domaines des Sciences de la vie et le C à ceux des BTS agricoles, et de certains BTS et DUT. Enfin, la voie D est réservée aux titulaires du diplôme d’Etat de docteur en médecine, de pharmacie, de chirurgie dentaire ou aux diplômés en biologie, et la voie E aux étudiants inscrits en 1ère année d’études aux écoles normales supérieurs (ENS) de Cachan et de Lyon, admis en liste principale aux ENV à la session précédente la voie A du concours. Pour cette dernière voie, seules les écoles d’Alfort et de Lyon sont concernées.  

Tanit Halfon
5 commentaires
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fizou le 18-11-2018 à 23:42:57
Il me semble qu'on a pas à ouvrir le nombre d'étudiant en fonction du baby boom! Il n'y a pas eu 190% d'augmentation des naissances en 2000!.
Sinon il faudrait le baisser ensuite?
Autre remarque c'est curieux ce chiffre de 221 en 2005!
En 1989 on était 454? M'étonnerait qu on soit tombé aussi bas!
Le seul critère devrait être la nécessité de remplacer les vétérinaires partants en inactivité et la capacité d’accueil des écoles, sans quoi la qualité de l’enseignement sera mauvaise, non?
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4ruevdg le 19-11-2018 à 10:22:24
Je suis assez d'accord.C'est le renouvellement et les besoins qui doivent logiquement constituer l'offre de formation. La capacité de formation des écoles en terme de volume d'accueil des étudiants étant évidemment primordiale.
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Tanit Halfon, Vétérinaire le 20-11-2018 à 12:37:34
Bonjour,

Voici quelques précisions.

Pour la session 2005, l’arrêté du 16 décembre 2004 précise le nombre de places offertes dans les écoles. En détail :
- voie A : 180 places (45 à l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, 45 à l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon, 45 à l'Ecole nationale vétérinaire de Nantes, 45 à l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse) ;
- voie A TB : 4 (1/4 par école) ;
- voie B : 20 (5 à l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, 5 à l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon, 5 à l'Ecole nationale vétérinaire de Nantes, 5 à l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse) ;
- voie C : 15 (3 à l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, 4 à l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon, 4 à l'Ecole nationale vétérinaire de Nantes, 4 à l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse) ;
- voie D : 2 (les candidats reçus étant affectés dans l'école nationale vétérinaire correspondant le mieux à leur projet professionnel).
Soit un total de 221 places.

Pour la session 2004, l’arrêté du 25 novembre 2003 indique :
- voie A : 265 pour l'option générale (66 à l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, 67 à l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon, 66 à l'Ecole vétérinaire de Nantes, 66 à l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse) et 4 pour l'option biologie-biochimie (1/4 par école) ;
- voie B : 38 (9 à l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, 9 à l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon, 10 à l'Ecole nationale vétérinaire de Nantes, 10 à l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse) ;
- voie C : 20 (1/4 par école) ;
- voie D : 2 (les candidats reçus étant affectés dans l'école nationale vétérinaire correspondant le mieux à leur projet professionnel).
Soit un total de 329 places.

Pour la session 2003, l’arrêté du 9 décembre 2002 indique :
- voie A : 372 pour l'option générale (1/4 par école) et 4 pour l'option biologie-biochimie (1/4 par école)
- voie B : 38 (9 à l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, 9 à l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon, 10 à l'Ecole nationale vétérinaire de Nantes, 10 à l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse)
- voie C : 20 (1/4 par école)
- voie D : 2 (les candidats reçus étant affectés dans l'école nationale vétérinaire correspondant le mieux à leur projet professionnel).
Soit un total de 432 places.

Les différences s’expliquent par une réforme de l’enseignement. Les étudiants de la session 2005 étaient issus pour la voie A des classes préparatoires BCPST et ont complété les promotions qui avaient intégré l’année précédente (soit les promotions 2004-2009, issues pour la voie A des classes préparatoires véto).
Aussi, vous (fizou) avez raison, il convient plutôt de se référer à la session 2003 ou celle de 2006, pour apprécier le hausse des effectifs.
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Tanit Halfon, Vétérinaire le 20-11-2018 à 12:37:59
Pour le reste, le baby-boom est un des arguments de la DGER pour justifier la hausse des effectifs. Je cite : «c’est un impératif pour le service public de l’enseignement supérieur agricole que d’être en capacité de répondre, à sa mesure, à cette vague démographique.»

Concernant la capacité d’accueil des écoles, cette problématique a été évoquée dans deux articles :
- un dossier sur le budget des écoles : SVT n°1769 du 22 juin 2018 ;
- une interview de M. Jérôme Coppalle, sous-directeur de l’enseignement supérieur à la DGER : SVT n°1771 du 06 juillet 2018.

Enfin, je vous invite également à consulter un récent rapport de la CGAAER sur le développement de la médecine vétérinaire spécialisée des animaux de compagnie et animaux de sport dans les écoles nationales vétérinaires (accessible sur le site du ministère de l’Agriculture).
Si le rapport n’est pas spécifiquement centré sur la formation initiale, cette question est forcément sous-jacente, les spécialistes en ENV participant, de fait, à la formation des étudiants. De plus, le rapport liste un certain nombre de solutions pour augmenter l’activité des CHUV et leurs ressources financières, dans un contexte de budget limité de l’Etat. D’ailleurs, M. Coppalle s’était inquiété d’une « stagnation des ressources propres des écoles », surtout en lien, pour lui, à une activité fragile dans les hôpitaux. Il disait : «ce constat est inquiétant, car l’effectif croissant des étudiants implique d’augmenter l’activité des centres. Il faudrait donc repenser fortement l’organisation des hôpitaux, mais aussi réfléchir à les rendre plus attractifs.»
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les articles suivants :
- la présentation du rapport : SVT n°1757 du 30 mars 2018 ;
- la réaction des directeurs des ENV : SVT n°1759 du 6 avril 2018 ;
- la réaction des deux syndicats français des spécialistes vétérinaires : SVT n°1764 du 17 mai 2018.

En espérant que ce long commentaire soit utile.
Merci à vous deux pour vos commentaires.

Belle journée,
Bien cordialement.
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Wikette le 02-12-2018 à 00:02:38
Je suis redoublante en BCPST (concours voie A ENV), cela fait donc 3 ans que je galère à intégrer l'ENV par concours, et seulement 5 places supplémentaires pour ma voie cette année semblent vraiment trop peu... On est tous des étudiants de prépa qualifiés pour suivre le cursus vétérinaire, cette sélection extrêmement mince est ridicule, cela ne fait que nous pousser à l'expatriation. Dans n'importe quel pays d'Europe les études en médecine vétérinaire sont accessibles à l'université après le bac, ya qu'en France où faut être minimum bac+2 et souffrir à mort pour entrer en école
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