Economie et maladies animales : l’OIE lance un nouveau programme de recherche - Le Point Vétérinaire.fr

Economie et maladies animales : l’OIE lance un nouveau programme de recherche

Clothilde Barde | 01.03.2021 à 10:16:05 |
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L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l’Université de Liverpool ainsi qu’un ensemble d’institutions internationales viennent d’annoncer la mise en place du programme GBADs, afin d’étudier le poids économique des maladies animales dans le monde.

« Quelles sont les conséquences économiques sur les différentes populations des maladies animales à travers le monde ? » est la question principale à laquelle le projet GBADs (programme « Le poids des maladies animales dans le monde » (GBADs)), qui vient d’être lancé par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l’Université de Liverpool ainsi qu’un ensemble d’institutions internationales devrait permettre de répondre.

Un manque de connaissances

En effet, la production animale et l’aquaculture sont essentielles à l’alimentation et à la santé humaines partout dans le monde. Les animaux d’élevage jouent un rôle majeur dans la société en tant que sources de revenus et de nourriture mais aussi de vêtements, de matériaux de construction, d’engrais et de force de traction indique le communiqué. Cependant, les maladies endémiques, les maladies émergentes, ainsi que d’autres facteurs, ont un impact négatif qui fragilise cette contribution et pour le moment « il n’existe pas de moyen systématique pour déterminer le poids des maladies animales sur la santé et le bien-être des populations humaines. On ne sait pas de quelle manière cette charge se répartit entre les petits exploitants et les négociants, entre les différentes régions du monde, ainsi qu’entre hommes et femmes et par conséquent, les décideurs manquent d’informations pour évaluer précisément si leurs investissements se portent sur les problématiques de santé animale qui ont les retombées les plus importantes » ajoute les experts.

Un concept One Health essentiel

C’est pourquoi, outre l’évaluation du poids des maladies animales dans le monde, d’un point de vue économique, le programme GBADs contribuera à définir quels sont les individus et les communautés les plus touchés, et démontrera de quelle manière la santé animale est intrinsèquement liée à la productivité agricole, aux revenus des petits exploitants, à l’émancipation des femmes et à l’accès équitable à une alimentation saine, nutritive et financièrement abordable. « Il apparaît aujourd’hui de façon plus évidente pour chacun d’entre nous que la santé animale et la santé publique sont interconnectées et qu’elles jouent un rôle essentiel dans la construction d’un monde durable et en bonne santé, en particulier si nous réussissons à inclure les composantes environnementales et socio-économiques dans l’équation », a ajouté la Docteure Monique Éloit, Directrice générale de l’OIE.

Vers de nouvelles politiques publiques ?

Avec le financement de 7 millions de dollars américains auprès de la Fondation Bill & Melinda Gates et du Ministère britannique des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement, les éléments fournis par le GBADs permettront de guider les politiques publiques et les stratégies du secteur privé, et ce faisant contribueront à améliorer plus efficacement la santé et le bien-être animal. Ils serviront aussi de point de départ à d’autres travaux de recherche scientifique.

Clothilde Barde
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