E-santé : la donnée numérique dans la trousse médicale du praticien 

Chantal Béraud | 23.11.2017 à 11:02:36 |
une vétérinaire avec une tablette
© Fotoedu – ISTOCK

Pour les animaux de compagnie, les capteurs connectés permettent leur géolocalisation ou le suivi médical à distance de paramètres biologiques et comportementaux. Pour les animaux de rente, l’élevage dit de précision est déjà développé. Télémédecine et plateformes d’échanges entre professionnels semblent également promises à un fort développement. Présentation de quelques solutions digitales existantes, et ce qu’imagine d’en faire la profession vétérinaire.

Les premiers capteurs intelligents pour animaux de compagnie se développent, comme par exemple Canhe-Fit , un pendentif assistant connecté par bluetooth à une application pour smartphone, afin de mieux lutter notamment contre l’obésité. Cependant, la profession vétérinaire française a peu de recul et ne dispose pas encore de suffisamment de témoignages d’usagers pour pouvoir encore bien juger de la performance des diverses innovations déjà disponibles sur le marché. Mieux vaut donc se tourner outre-atlantique pour observer comment les vétérinaires américains interagissent avec un marché un peu plus mature. « Globalement, beaucoup de ces nouveaux produits ne sont pas parvenus à décoller. Certains  ont cependant su tirer leur épingle du jeu comme Fitbark , un tracker d’activité fixé au collier du chien. Leur site Internet met par exemple à disposition des professionnels d’intéressantes statistiques, des Big data collectées sur plus de 200 .races de chiens, vivant dans cent pays différents ! On sait désormais par exemple qu’un chien arthrosique voit son niveau d’activité baisser de 30 %. C’est un paramètre mesuré et détectable », commente Grégory Santaner, praticien et consultant digital pour VetoNetwork. Du coup, si un chien sort d’une norme,  et/ou si son commémoratif de suivi indique un changement par rapport à son activité antérieure, un signal d’alerte est envoyé au propriétaire (assorti ou non d’une notification adressée au vétérinaire). Par ailleurs, le vétérinaire peut paramétrer le collier avec ses propres plafonds d’alerte. Autre  exemple intéressant d’utilisation : après avoir effectué une chirurgie orthopédique, par exemple d’une rupture des ligaments croisés, le tracker d’activité permet au vétérinaire de savoir à distance si le chien suit bien les conseils post-opératoires de repos ou même s’il a mal, compte tenu de sa trop faible reprise d’activité.  

Extrait d’un article à paraître dans La Semaine Vétérinaire n° 1471 du 24/11, pages 64 à 70

Chantal Béraud
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