Des indicateurs de biodiversité en milieu agricole  - Le Point Vétérinaire.fr

Des indicateurs de biodiversité en milieu agricole 

Clothilde Barde

| 04.04.2022 à 13:30:00 |
© alex_west

Une nouvelle plateforme web permettant de consulter et d'analyser simplement des données citoyennes d’agro biodiversité à grande échelle a été lancée par l'Institut national de la recherche agronomique et de l'environnement (Inrae) le 24 mars 2022.

"Les causes de l'érosion de la biodiversité ne sont pas toujours connues avec certitude, faute de moyens et d’études pertinentes suffisantes" ont constaté les chercheurs de l'Inrae. C'est pourquoi, ils ont proposé, dans un communiqué publié le 24 mars dernier, d'y remédier par la mise en place d'une nouvelle plateforme web de recueil des données citoyennes d’agro biodiversité. En effet, "l’érosion représente actuellement un des défis majeurs pour nos sociétés, car elle affecte les dimensions environnementales, sociales, économiques; il convient donc de mieux cerner cette problématique pour trouver des solutions permettant d’évaluer l’efficacité des politiques de conservation, et en particulier de favoriser les pratiques agricoles favorables à la biodiversité et à sa conservation" selon les chercheurs. Or, pour obtenir des indicateurs pertinents et solides de l'état de la biodiversité en milieu agricole, des données d’observation sont nécessaires à de grandes échelles spatiales ou temporelle, indique le communiqué de l'Inrae.

Des techniques d’analyse adaptées

A cet égard, les observations opportunistes d’espèces animales ou végétales au cours d’activités de loisirs et référencées dans des bases de données citoyennes représentent, selon les chercheurs, une source d’information importante sur l’évolution de la biodiversité (grand nombre, échelles spatiale et temporelle étendues) avec un coût financier quasi nul. Dans l'étude présentée par l'Inrae, les chercheurs ont utilisé des bases de données issues de programmes standardisés de surveillance de la biodiversité faisant appel à des volontaires (Biolovision (LPO) et l’Observatoire de la biodiversité du Museum National d’Histoire Naturelle) puis des chercheurs de l’unité TSCF de l'Inrae (Centre Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes) se sont attachés à les rendre exploitables, en collaboration avec divers partenaires publics et privés. Dans le cadre du projet VGI4BIO, les chercheurs ont ainsi conçu et développé un système de traitement analytique pour l’exploration et la synthèse des l'ensemble des données écologiques géo localisées récoltées. Comme l'ont conclu ces derniers, "la plateforme web créee apporte une interface simple pour consulter des données d’agro biodiversité à grande échelle".

Clothilde Barde

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