Des députés veulent davantage encadrer la question du bien-être animal

Tanit Halfon | 26.08.2019 à 12:44:24 |
Assemblée nationale
© istock-debraydavid

Une proposition de loi pourrait être déposée cette année, et concernerait notamment la détention d’animaux sauvages dans les cirques et les delphinariums.

La polémique de Didier Guillaume assistant à une corrida a fait réagir le politique, en la personne d’Aurore Bergé, députée des Yvelines et porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée Nationale. Interviewée par deux journalistes de Franceinfo, elle a rappelé qu’une cinquantaine de députés travaillait sur une proposition de loi relative au bien-être animal. Si elle n’en a pas révélé le contenu précis, elle a tout de même annoncé leur intention d’interdire les animaux sauvages dans les cirques, les cétacés dans les delphinariums, ou encore de lutter contre les abandons d’animaux domestiques. En outre, elle a évoqué son souhait d’interdire la corrida aux plus jeunes, car « la mise à mort n’est pas un spectacle » et car à la fin d’une corrida, il y a « de la souffrance animale ».

Aurore Bergé fait parti du groupe d’études de l’Assemblée nationale sur la condition animale, présidé par notre confrère Loïc Dombreval, député des Alpes-Maritimes. Les deux avaient déjà annoncé en juin dernier, via une tribune dans le Journal du dimanche, leur volonté de légiférer sur la question des abandons des animaux de compagnie. Ils avaient alors indiqué qu’une proposition de loi était prévue pour la fin de l’année 2019.

Depuis plusieurs années, la question du bien-être animale est au centre des enjeux sociétaux. Preuve en est avec l’inscription de l’animal en tant qu’être vivant doué de sensibilité dans le code civil en 2015. Plus récemment, plusieurs mesures pour le bien-être animal ont été inscrites dans la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (Egalim – chapitre II). Parmi elles, un durcissement des sanctions relative à la maltraitance animale, avec notamment des poursuites rendues possibles pour les abattoirs et les transporteurs d’animaux vivants, ou encore la possibilité 

Tanit Halfon
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