Des attentes concernant le bien-être animal restées vaines

Clothilde Barde | 22.02.2018 à 16:00:52 |
Une vache dans un abattoir
© Frédéric Decante

Le 31 janvier dernier, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, a présenté le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable. Ce texte, issu des états généraux de l’alimentation qui ont eu lieu en 2017, laisse les associations de protection animale sur leur faim.

Dans un contexte de préoccupation croissante pour l’avenir durable des productions animales et agricoles au niveau mondial (thème du dernier Forum mondial pour l’alimentation et l’agriculture du 20 janvier, qui a réuni 69 ministres de l’agriculture à travers le monde1), Stéphane Travert a annoncé, le 31 janvier dernier, dans le projet de loi d’application des grands axes stratégiques retenus à l’issue des états généraux de l’alimentation (EGA), les mesures prises à l’échelle de la France à ce sujet. Ce projet est le premier outil de mise en œuvre de la feuille de route 2018-20222 des objectifs et des actions à mener, exposée par le Premier ministre, Édouard Philippe, lors de la journée de clôture des EGA.
Avec les EGA, le gouvernement s’était donné pour objectif, via la concertation de l’ensemble des parties prenantes (producteurs, organisations non gouvernementales, consommateurs, entre autres), d’aboutir à des propositions concrètes et innovantes pour répondre à trois grands objectifs en agriculture et en production animale. D’une part, un objectif économique, en garantissant aux agriculteurs une rémunération plus juste de leur production, d’autre part des objectifs sociétaux, en rétablissant la confiance des consommateurs dans l’alimentation et en réduisant les inégalités sociales en matière d’accès à l’alimentation.
Le projet de loi issu de ces discussions s’articule en 17 articles, dont deux concernent plus particulièrement les missions sanitaires des vétérinaires inspecteurs et le bien-être animal. En effet, pour accroître l’efficience des contrôles, les pouvoirs d’enquête et de contrôle des agents chargés de la protection de la santé, de la protection animale et de la sécurité sanitaire des aliments seront renforcés (article 15). Par ailleurs, les nouvelles mesures concernant le bien-être animal sont présentées dans l’article 13. Enfin, ce texte rappelle aux vétérinaires l’importance des stratégies nationales et européennes de lutte contre l’émergence de zoonoses, ainsi que du combat contre l’antibiorésistance en élevage (plan ÉcoAntibio et plans de filière).
 
Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-11 de La Semaine Vétérinaire n° 1752.

 

Clothilde Barde
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK