De nouvelles mesures gouvernementales de lutte contre les dégâts de gibier

Clothilde Barde | 04.09.2018 à 11:45:18 |
sanglier
© Neil_Burton - iStock

Les nouvelles mesures prévues par le gouvernement pour réduire les dégâts de gibiers sur l’ensemble du territoire viennent d’être annoncées.

En amont de la mise en place le 6 septembre prochain du comité de lutte contre les dégâts de gibier, Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, et Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, ont annoncés hier les nouvelles mesures prises par l’état pour mieux protéger la biodiversité, moderniser l’organisation de la chasse et améliorer la gestion des dégâts de gibier.

Des dégâts très concentrés
Aujourd’hui, « 90% des dommages agricoles causés par le grand gibier (sanglier mais aussi cerf et chevreuil) aux cultures et forêts sont concentrés sur 15% du territoire national » indique le communiqué. Au delà des dégâts importants pour l’agriculture mais aussi des risques pour la sécurité routière, le gouvernement fait donc face à l’urgence de mettre en place des mesures de régulation des populations de sangliers pour prévenir le risque d’introduction et de diffusion de maladies animales, telle que la peste porcine africaine qui sévit actuellement dans plusieurs pays de l’est de l’Union européenne.

« Une réduction de moitié des dégâts d’ici 3 ans »
C’est la raison pour laquelle des consultations sur la chasse et la ruralité ont été menées par Sébastien Lecornu ces derniers mois. « À 30 millions d’euros d’indemnisation par an, les agriculteurs et les forestiers autant que les chasseurs ont un intérêt commun à moderniser rapidement les outils de gestion des dégâts. Nous nous fixons aujourd’hui l’objectif de réduction de moitié des dégâts d’ici 3 ans » indique ainsi ce dernier. Pour faire face à ces nouveaux enjeux, le ministère de la Transition écologique et solidaire prévoit d’ores et déjà comme premières mesures: une responsabilisation complète des fédérations départementales de chasseurs (gestion des plans de chasse), la suppression du fonds de péréquation nationale ainsi qu’une réflexion globale sur le financement de l'indemnisation des dégâts de gibier.

D’autres mesures à venir
Dans les mois à venir, une mission parlementaire portant sur l’indemnisation des dégâts sera confiée à un député et à un sénateur afin de définir les modalités opérationnelles en associant le monde agricole, les forestiers, les chasseurs et les services de l’État. Cette mission fera également des propositions pour améliorer la régulation du grand gibier et réduire les dégâts qu’il provoque sur les cultures et la régénération des forêts. En parallèle, le nouveau comité de lutte contre les dégâts de gibier, qui rassemblera les présidents des grandes parties concernées (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), la Chambre d’agriculture France (APCA), la fédération nationale des chasseurs…), sera chargé à partir du 6 septembre prochain de définir les modalités opérationnelles et de faire des propositions complémentaires.

Clothilde Barde
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