Covid-19, les animaux sont des culs-de-sacs épidémiologiques - Le Point Vétérinaire.fr

Covid-19, les animaux sont des culs-de-sacs épidémiologiques

Anne-Claire Gagnon | 02.04.2020 à 09:12:54 |
animaux et Covid-19
© Fly_dragonfly - iStock

Les cas de contamination d’un animal par son propriétaire, malade CovidD-19, sont rarissimes et sans risque de transmission à l’humain ou à d’autres animaux.

Après Benny, qui fut le tout premier chien testé positif par PCR, puis sérologiquement (anticorps séroneutralisants) au SARS-CoV-2, un autre jeune chien de 2 ans et désormais un chat ont également été testés positifs, par PCR, sur des écouvillons nasaux, oraux et fécaux, à Hong-Kong. Ces deux animaux sont en bonne santé, sans signes cliniques.

Bon état clinique pour les très rares animaux testés positifs

Le chat testé positif par PCR en Belgique va également bien, tout comme sa propriétaire, en convalescence de Covid-19. Les sérologies sont en attente pour ces trois animaux, de même que le séquençage génomique de leur SARS-CoV-2, qui permettra d’établir la contamination probable par leur propriétaire, comme le fut Benny, le tout premier chien. Rappelons qu’à Hong-Kong, où les dépistages des animaux de compagnie des patients infectés Covid-19 et hospitalisés sont obligatoires, sur un total de 17 chiens et 8 chats, en contact étroit avec leurs maîtres, seuls trois se sont révélés positifs. Lorsqu’un patient avait plusieurs animaux, tous n’étaient pas positifs. Aucun n’a présenté de signes cliniques, et le décès de Benny, 17 ans, atteint d’une insuffisance cardiaque et rénale, n’est pas à mettre sur le compte du SARS-CoV-2.

Culs-de-sacs épidémiologiques

En revanche, il est vraisemblable que, de la même façon que le chat et le furet sont des modèles animaux pour le SARS-CoV-1 (démontré en 2003, après l’épidémie de SRAS), ils le soient également pour le SARS-CoV-2, tel que l’indique une récente publication, indiquant de façon rassurante une réponse sérologique, tout comme une autre étude réalisée sur 4 macaques. En l’état actuel des connaissances, les cas de contamination d’un animal par son propriétaire, malade Covid-19, sont rarissimes, et les animaux de compagnie sont considérés comme des culs-de-sacs épidémiologiques, sans risque de transmission à l’humain ou à d’autres animaux.

Apprécier les bienfaits sur notre santé de la présence des animaux

L’AVMA, qui a fait une mise à jour de ses recommandations, pour les animaux suspects SARS-CoV-2 que les vétérinaires auraient à prendre en charge, rappelle sur son site ses trois axes de communication fondamentaux, autour du constat que les animaux de compagnie sont des membres de la famille, qui doivent rester au foyer :

-Lors de précédentes catastrophes, les propriétaires ont montré leur attachement sans faille à leurs animaux, se mettant en danger pour les sauver. Les recommandations doivent donc permettre de maintenir le lien.

-Les animaux de compagnie ont des bienfaits sur la santé humaine, apportant de la compagnie et une réduction de l’anxiété, particulièrement utiles en cette période de confinement.

-Enfin, pour ne pas surcharger inutilement les refuges, il est préférable que les animaux restent auprès de leurs maîtres, quitte à solliciter la solidarité de proches pour en prendre soin, en cas par exemple d’hospitalisation due au Covid-19.

Anne-Claire Gagnon
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