Covid-19 : l’OIE engagée dans la lutte contre le virus

Michaella Igoho-Moradel | 03.06.2020 à 15:49:17 |
OIE
© AlenaPaulus

Dans un document sur ses actions pour faire face à la pandémie, l'Organisation mondiale de la santé animale rappelle la nécessité d'appliquer l'approche « One Health » (Une Seule santé).

« La nature sans précédent de cette pandémie et les mystères entourant ce virus ont nécessité de nouvelles approches pour y faire face. À un moment où beaucoup d'incertitudes demeure et beaucoup de travail reste à faire pour comprendre comment le virus a émergé et est entré dans la population humaine, une certitude demeure : la collaboration entre les secteurs est la clé pour répondre à cette crise » indique l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Dans un document reprenant ses différentes actions pour faire face à la crise, l’organisation internationale souligne notamment l’implication des acteurs de la santé animale en matière de recherche mais aussi l’engagement de la profession vétérinaire pour soutenir le travail des acteurs de santé humaine.

Priorité à la recherche

Dès le début de la crise sanitaire, l'OIE a adapté son organisation afin de mettre en place des mesures coordonnées notamment en lien avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En janvier, sous la direction de son Groupe de travail sur la faune, l'OIE a mobilisé un groupe d'experts pour fournir des avis scientifiques et élaborer des lignes directrices. Objectif : identifier des priorités de recherche, communiquer des résultats de recherches en cours sur les animaux, des avis scientifiques sur les impacts de la maladie sur la santé animale et la santé publique vétérinaire, et des conseils pratiques pour les services vétérinaires. Par la suite, un groupe d’experts a été créé pour évaluer les risques et implications de la COVID-19 pour le commerce des animaux et des produits d'origine animale. « L'OIE a élaboré des directives de haut niveau sur le test d'échantillons humains de COVID-19 dans des laboratoires vétérinaires pour aider les services de santé publique à répondre à la demande extraordinaire de tests, qui a été un aspect essentiel de la réponse à la pandémie dans de nombreux pays. »

Le commerce des espèces sauvages

En avril, le Groupe de travail de l'OIE sur la faune a publié une déclaration sur le commerce des espèces sauvages et les maladies zoonotiques émergentes. « Plusieurs événements récents se sont produits, notamment le SRAS et le virus Ebola qui ont provoqué de graves crises socio-économiques en raison de la mauvaise réglementation du commerce des espèces sauvages. » Selon l’OIE, ce commerce est très complexe et comporte à la fois des risques et des avantages. « Il est donc nécessaire de soutenir l'utilisation légale, durable et responsable de la faune en fournissant des conseils, des normes et une évaluation des risques. Le groupe de travail de l’OIE a appelé à des mesures pour réduire ces risques tout en promouvant le bien-être et la biodiversité. » L'OIE travaille sur des nouvelles lignes directrices visant à accroître les bonnes pratiques dans le commerce des espèces sauvages et faciliter la mise en place de systèmes de surveillance de la faune, ainsi que pour améliorer les connaissances sur les virus grâce à la recherche. Cela concernera la production de nouvelles directives, et si nécessaire des normes internationales, qui couvriront le transport, la capture, l'élevage, la commercialisation et la consommation d’espèces sauvages, ainsi que la sensibilisation aux meilleures pratiques. 

Michaella Igoho-Moradel
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