Covid-19 et anesthésiques vétérinaires : que faire en cas de sollicitation par un hôpital ?

Michaella Igoho-Moradel | 02.04.2020 à 16:08:11 |
Anesthésie
© anankkml

Les vétérinaires ne doivent pas directement fournir des médicaments aux hôpitaux qui les sollicitent. Ils doivent leur demander de s’adresser à leur Agence régionale de santé.

Face à une pénurie de médicaments pour prendre charge les patients atteints du Covid-19, des hôpitaux contactent directement des vétérinaires pour se fournir en médicaments. L’Agence nationale du médicament vétérinaire (Anses-ANMV) indique qu’en cas de sollicitation, il convient de leur demander de s'adresser à leur Agence régionale de santé (ARS) qui est en contact avec la cellule de crise nationale chargée de répartir les besoins.

Une étude AMM par AMM

L'étude de l'usage de certains médicaments vétérinaires chez les humains afin de pallier des problèmes d'approvisionnement en médecine humaine est en cours. L’ANMV indique être en contact avec l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui suit ce dossier. « L'étude est réalisée AMM (autorisation de mise sur le marché) par AMM car les normes ne sont pas forcément les mêmes quant à la fabrication des médicaments vétérinaires » indique l’ANMV. La décision finale revient à l'ANSM. « Si cela devait arriver, les réquisitions ne concerneraient que les stocks de médicaments disponibles auprès des industriels pharmaceutiques vétérinaires. Les stocks disponibles chez les vétérinaires praticiens et les distributeurs en gros vétérinaires restent quant à eux réservés à la médecine vétérinaire » souligne l'ANMV. Selon le Syndicat de l’industrie du médicament et réactif vétérinaires, l’ANSM a déjà donné son aval le 26 mars sur un anesthésique. Il s’agit du propofol.

Des stocks réservés à la médecine vétérinaire

De leur côté, les industriels de la santé animale sont prêts à être mobilisés. « Les laboratoires pharmaceutiques vétérinaires pourraient être amenés à fournir leurs stocks de médicaments d’urgence pour la médecine humaine voire éventuellement à les produire » confirme Jean-Louis Hunautl, président du SIMV. Il rassure également les vétérinaires quant à la disponibilité des médicaments vétérinaires concernés. « L’ANMV a le souci de ne pas occasionner de ruptures dans l’approvisionnement sur le marché vétérinaire. Elle centralise les données de stocks pour les donner à l’ANSM. C’est l’ANSM et la cellule de crise nationale qui répartissent les stocks en fonction des données transmises par l’ANMV. »

 

Michaella Igoho-Moradel
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