Covid-19 : Ceva Santé animale prêt à résister à la crise - Le Point Vétérinaire.fr

Covid-19 : Ceva Santé animale prêt à résister à la crise

Michaella Igoho-Moradel | 16.04.2020 à 09:27:00 |
Marc Prikazsky
© Michaella Moradel

En 2019, le laboratoire Ceva Santé animale poursuit une croissance à deux chiffres, ense concentrant sur la santé préventive. Dans ce contexte de crise sanitaire, Marc Prikazsky, son Président, tient à rappeler l’importance du concept « One health » (Une seule santé). pour trouver des vaccins efficaces « pour lutter contre ces maladies dévastatrices chez les humains et les animaux ».

Ceva Santé animale maintient sa croissance avec un chiffre d’affaires de plus de 1,2 milliard d’euros en 2019. Soit une progression de 14,6% (10,4% à taux et périmètre de change constant). En 20ans, le laboratoire libournais a multiplié son chiffre d’affaires par 10. Cette croissance forte et le rachat de Bayer par Elanco l’ont placé en 2019 à la 5ème place dans le classement mondial des laboratoires pharmaceutiques vétérinaires. Engagé dans la santé animale, le laboratoire libournais participe à l’effort national de lutte contre le Covid-19. Le Dr Marc Prikazsky, Président du Groupe Ceva Santé Animale rappelle que les professionnels de la santé animale sont des atouts importants pour sortir de la crise sanitaire actuelle.

Accompagner les vétérinaires dans la prévention

En 2019, le groupe enregistre une croissance sur toutes ses zones géographiques : +14% en Europe, +17% sur la zone Afrique/Moyen-Orient/Europe de l'Est/Turquie/Russie, +21% en Amérique du Nord/Pacifique, +24% en Amérique Latine et +3% en Asie. Les ventes de ses produits destinés à la filière avicole ont grimpé de 22%, suivies de celles pour la filière porcine (+13%) et les ruminants (+7%). Les animaux de compagnie ne sont pas en reste avec une croissance de 9%. Ce secteur représente actuellement 28% de son activité. L’année 2019 est aussi synonyme de rachat pour Ceva Santé animale. Le Groupe a finalisé l’acquisition des activités vétérinaires de l’allemand IDT Biologika. Cette opération lui a permis d’élargir son portefeuille de vaccins porcins. « Cette année, nous avons consacré près de 11% de notre chiffre d’affaires à la R&D pour soutenir notre stratégie d’innovation et nous rapprocher de notre objectif d’équilibrer les ventes de vaccins et de produits pharmaceutiques » souligne le Dr Marc Prikazsky. Le Groupe souhaite aussi accompagner les vétérinaires et les éleveurs dans la prévention. Pour ce faire, il a renforcé ses capacités de production de vaccins et d’autovaccins. Il affiche aussi ses ambitions pour 2025 : poursuivre le cercle vertueux de croissance rentable et doubler son chiffre d’affaires. « Alors que Ceva vient de signer son 5ème tour de table, le groupe affiche un actionnariat atypique mené par son management (actionnaire majoritaire) aux côtés notamment de 4 nouveaux investisseurs stratégiques (Téthys Invest -France-, PSP -Canada-, Mitsui -Japon-, Klocke Gruppe-Allemagne-) » précise le laboratoire.

Trouver ensemble des vaccins efficaces

« Pour éviter de renforcer l'angoisse ambiante chez les consommateurs : le virus à l'origine du COVID-19 n'infecte ni le poulet ni le porc et surtout, que les coronavirus aviaire et porcin n'infectent pas ou ne causent pas de maladies chez l'Homme » rappelle le Dr Marc Prikazsky. En pleine crise sanitaire, le président du Groupe Ceva Santé Animale tient à rassurer le grand public et rappeler l’expertise du monde vétérinaire dans la gestion de crises sanitaires. Il souligne que les coronavirus et les maladies qu’ils engendrent sont bien connus en médecine vétérinaire. Chez les volailles par exemple des vaccins existent depuis plus de 50ans pour prévenir la bronchite infectieuse (IBV), causée aussi par un coronavirus. « De nombreux projets (bio-informatiques, biologiques et relatifs à l'administration de vaccins) sont en cours au sein de Ceva pour améliorer la sécurité et l'efficacité des vaccins existants et futurs » indique t-il. Pour lui, cette crise sanitaire est l’occasion de rappeler l'interconnexion entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale. « Aujourd'hui, les professionnels de la santé avicole peuvent aider à comprendre les défis du COVID-19 chez les humains, en apportant leurs nombreuses années d'expérience dans la lutte contre le virus de la bronchite infectieuse (IBV) du coronavirus aviaire chez la volaille » poursuit Marc Prikazsky. Il indique que les experts de Ceva Santé animale sont prêts à partager leurs expériences pour trouver des vaccins efficaces « pour lutter contre ces maladies dévastatrices chez les humains et les animaux ».  

Michaella Igoho-Moradel
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application