Coronavirus : pas de pénurie de médicaments vétérinaires à ce stade

Michaella Igoho-Moradel | 11.03.2020 à 17:23:10 |
Médicaments
© K_Thalhofer

Dans l'immédiat, l'Agence nationale du médicament vétérinaire (Anses-ANMV) n'identifie pas de ruptures de médicaments vétérinaires en France.

La crise du coronavirus peut-elle avoir un impact sur la disponibilité des médicaments vétérinaires ? Cette possibilité n’est pas à exclure car de nombreuses matières premières pharmaceutiques sont fabriquées en Chine. L’Agence nationale du médicament vétérinaire (Anses-ANMV) se dit mobilisée pour identifier les impacts potentiels de l’épidémie. « Un premier état des lieux, réalisé avec la collaboration du syndicat du médicament vétérinaire (SIMV) et ses adhérents, montre qu’à court ou moyen terme, il n’y a pas à ce jour de risque identifié de ruptures de médicaments vétérinaires en France » informe l’agence. Elle suit de près l’évolution de la situation et communiquera le cas échéant sur les risques de rupture avérés via notre site internet. 

De son côté, le SIMV a intégré dans sa feuille de route un point sur la crise du coronavirus de façon à pouvoir échanger sur le sujet. «Dans le même temps, nous participons à la cartographie des risques de ruptures approvisionnement de médicaments vétérinaires avec la charte de bonnes pratiques pour la gestion des ruptures d’approvisionnement d’un médicament vétérinaire, qui engage nos adhérents. Il s’agit d’une branche nouvelle dans le circuit traditionnel d’informations de l’agence en matière de risque de ruptures» indique Jean-Louis Hunault, président du SIMV. « Indépendamment de la crise du coronavirus, si une entreprise a des informations sur ses sites de production qui laissent entrevoir un risque de ruptures, notre collaboration avec l’agence permet une alerte rapide. » Selon lui, cette collaboration permet à l’ANMV d’anticiper et de proposer des solutions alternatives pour éviter les risques de stockages. Par ailleurs, le SIMV fournit à ses adhérents de la documentation sur la liaison Homme/animal. Il indique que ces données pourront à leur tour constituer une source d’informations des vétérinaires à ce sujet. « Nous relayons les directives du Gouvernement sur la protection des salariés qui viennent des zones à risque et travaillons très étroitement avec les autorités pour assurer la disponibilité des masques de protection pour nos collègues intervenant dans la fabrication de nos médicaments » poursuit Jean-Louis Hunault.

Plus d'informations dans le numéro 1845 de La Semaine Vétérinaire p.12 et 13. 

Michaella Igoho-Moradel
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