Comment remplir le formulaire de demande d’antibiogramme ?

Michaella Igoho-Moradel | 07.06.2018 à 09:56:43 |
une personne en train d’écrire sur un bloc note
© PeopleImages – iStock

Grâce aux résultats de l’antibiogramme, le vétérinaire peut orienter son choix de traitement afin de l’adapter au mieux au cas de l’animal. Pour obtenir un résultat fiable et rapide, il est nécessaire de transmettre au laboratoire une demande d’analyse qui soit exploitable. Décryptage.

Le décret du 16 mars 2016 relatif à la prescription et à la délivrance des substances antibiotiques d’importance critique en médecine vétérinaire (complété ensuite par l’arrêté du 18 mars 2016) prévoit qu’un antibiotique critique ne peut être prescrit sans un examen bactériologique. Ce dernier doit démontrer la sensibilité à l’antibiotique de la souche bactérienne identifiée comme étant la cause de l’infection. Par conséquent, la prescription d’un antibiotique d’importance critique est notamment conditionnée par la réalisation préalable d’un examen clinique effectué par le vétérinaire prescripteur ou dans le cas d’un examen nécropsique. L’échantillon est prélevé sur un ou plusieurs animaux vivants ou morts. Des dérogations sont prévues si « des résultats d’examens complémentaires effectués depuis moins de trois mois pour le même animal ou des animaux du même stade physiologique présents sur le même site et pour la même affection ont été portés à sa connaissance ». Autre exception, il sera permis au vétérinaire de prescrire un antibiotique critique « avant connaissance des résultats des examens complémentaires lorsqu’il s’agit d’un cas aigu d’infection bactérienne pour laquelle un traitement avec d’autres familles d’antibiotiques serait insuffisamment efficace ». Le vétérinaire aura ensuite quatre jours pour adapter sa prescription en fonction des examens effectués. Pour plus d’efficacité, il est recommandé de transmettre une demande d’analyse la plus claire et précise possible. Dans tous les cas, les résultats d’examens et d’analyses sont à conserver cinq ans. 

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 54-55 de La Semaine Vétérinaire n° 1767.

Michaella Igoho-Moradel
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