Comment mieux travailler avec un commissaire aux comptes

Jacques Nadel | 01.02.2018 à 10:18:08 |
Dessin Emmanuel Thébaud
© Emmanuel Thébaud

Comment tirer profit des services d’un commissaire aux comptes, alors que cela représente un coût non négligeable pour les uns, mais un éclairage constructif sur sa gestion d’entreprise pour les autres ? Les avis des praticiens sont partagés.

Les entreprises vétérinaires doivent ou non désigner un commissaire aux comptes (CAC), en fonction du statut juridique et de seuils du chiffre d’affaires (CA) et des effectifs, à la clôture de l’exercice. C’est obligatoire dès la création de la structure, pour certaines d’entre elles, ou au cours de la vie sociale lorsque les seuils sont dépassés. Pour autant, les vétérinaires n’auraient-ils pas intérêt à mieux utiliser les services d’un CAC, compte tenu de leur coût ? Notamment lorsque leur structure évolue et/ou en complément de leur expert-comptable ?
Dans les faits, « c’est plus par obligation que les SEL de vétérinaires désignent un CAC qu’un choix délibéré des associés », observe Emmanuel Delaubert, expert-comptable associé du cabinet Lecoeur, Leduc et associés. C’est le cas du centre hospitalier vétérinaire équin (CHVE) à Saint-Michel-de-Livet (14), dans le Calvados. Exploité en Selas par dix associés, employant plus d’une vingtaine de salariés, ce centre (un domicile professionnel d’exercice), qui réalise un CA supérieur à 4 M€, a dû nommer un CAC, il y a cinq ans, parce qu’il dépassait deux des trois seuils suivants à la clôture de son exercice : soit 1 M€ de total de bilan, 2 M€ de CA HT ou un nombre moyen de salariés (en contrat à durée déterminée, CDI) de 20. Pour sa part, Guillaume Delarue et ses trois associés de la clinique vétérinaire de la Côte fleurie à Bonneville-sur-Touques, près de Deauville (Calvados), n’ont pas eu le choix non plus, même si, pour leur SELARL, les seuils à atteindre sont plus élevés que ceux des sociétés par action simplifiée (SAS, Selas, Sasu, Selasu) : 1,55 M€ de total de bilan, 3,1 M€ de CA HT ou un nombre moyen de salariés (en CDI) au cours de l’exercice de 50. Si l’effectif de salariés (28) est en deçà du seuil, en revanche, les deux autres conditions sont remplies : le CA de cette association normande multisites (deux) approche les 4 M€.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 48-49 de La Semaine Vétérinaire n° 1749

Jacques Nadel
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