Comment Anicura s’est installé en France

Frédéric Thual | 21.02.2019 à 14:12:11 |
Photo du site Anicura en France.
© Anicura

Présent dans huit pays européens, le réseau de cliniques vétérinaires Anicura arrive en France. Le groupe suédois vient de faire l’acquisition de trois cliniques. Zoom sur ce nouvel acteur français redouté ou… attendu.

Et de trois ! Le réseau européen de cliniques vétérinaires Anicura vient de faire l’acquisition de trois entités en France. L’une dans le Nord, l’autre dans le Sud-Ouest, une troisième a été signée, en début d’année, dans l’Est. Et ça ne devrait pas s’arrêter là. Sans objectif quantitatif, le groupe a lancé la récolte. « Nous travaillons au développement du marché français depuis trois ans, explique Christophe Malet, 47 ans, vétérinaire chirurgien, nommé en janvier directeur médical d’Anicura France. à l’époque, c’était nouveau. Nous n’avions pas de visibilité sur ces groupes. On les a rencontrés, plus précisément, il y a un an et demi… », confirme Bertrand Pucheu, l’un des associés du centre hospitalier vétérinaire (CHV) Nordvet à La Madeleine, dans le Nord, devenu, en novembre dernier, le premier établissement français à intégrer le réseau Anicura. « Cela a soulevé beaucoup de questions en interne. Plus par curiosité que par inquiétude. Pas plus en tout cas que notre déménagement entrepris il y a trois ans ». D’une surface de 2 000 m, Nordvet, premier CHV du Pas-de-Calais, emploie 21 vétérinaires, dont cinq directeurs associés, 23 assistantes, et réalise 70 à 80 % d’actes en référé, en plus d’une clientèle historique locale. Un profil idéal pour Anicura, connu pour être plutôt un réseau de spécialistes, aux tarifs et aux niveaux de service et de technicité élevés. 

Des structures avec des spécialistes et un besoin de moyens
« Notre modèle économique repose sur des cliniques dont les niveaux de technicité et de qualité sont déjà excellents. Les centres hospitaliers vétérinaires et les centres de spécialistes nous intéressent, mais aussi les structures généralistes avec plus de quatre vétérinaires, réalisant 20 à 30 % de référés, détaille Christophe Malet. Nous cherchons avant tout les bonnes équipes. Celles qui ont une vision, des projets de développement et de fortes valeurs d’entreprise. » Ce ne sera pas pour autant l’auberge espagnole : « Quand on nous appelle, le plus souvent, nous disons non », rétorque le représentant d’Anicura, à ceux qui imagineraient l’arrivée du Suédois comme un simple effet d’aubaine. « Ceux qui rejoignent notre écosystème trouvent un environnement de spécialistes, une plateforme d’information et d’échange intranet, une cellule de recrutement en ressources humaines (RH), des groupes de discussions, un recueil de bonnes pratiques, des fonds pour la recherche clinique, etc. Anicura, c’est une très forte culture d’entreprise et des valeurs à partager ». Chaque clinique conservera son libre arbitre médical et ses protocoles ? « Pourquoi changer ce qui fonctionne ! C’est toujours l’équipe en place qui décidera, ou non, d’activer ces développements, avec notre soutien. L’état des lieux propre à toute reprise permet d’identifier les axes de développement et les zones d’inconfort sur lesquelles on peut agir pour accroître la qualité. » C’est-à-dire ? « Disons que ce sont les procédures qui correspondent aux standards les plus élevés qui font consensus pour chaque discipline. »

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-12 de La Semaine Vétérinaire n° 1797.

Frédéric Thual
1 commentaire
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boxx le 01-03-2019 à 15:00:34
Voilà un article de type promotionnel qui ne recueille que le point de vue des tenants d'Anicura et de son modèle économique. Pas un mot sur l'adéquation à nos textes de loi (enfin, jusqu'à plus ample informé, MarsPetcare, qui détient Anicura, fait semble-t-il partie des actionnaires interdits dans les sociétés d'exercice par le code rural. Quant à l'indépendance du vétérinaire, elle sera un lointain souvenir : qui peut penser un instant que les vétérinaires salariés n'auront pas des objectifs et des procédures à respecter à l'égal des cadres du secteur privé ? C'est pour ceux qui vendent leurs parts actuellement une merveilleuse opportunité, mais c'est un fusil à un seul coup. Tous les suivants seront des grouillots.
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