Code du travail : 44% des Français pour une refonte en profondeur

Clarisse Burger | 29.05.2017 à 15:28:17 |
Employeur et salarié vétérinaires
© urbancow – iStock

Selon le sondage Elabe/Les Echos, 44% des Français sont pour une refonte en profondeur du code du travail, mais 56% refusent le plafonnement d’indemnités de licenciement.

La future réforme du code du travail –censée profiter aux salariés comme aux employeurs- est appréhendée différemment par les Français selon leur catégorie socio-professionnelle et la région où ils travaillent et selon leur sensibilité politique.

Le sondage Elabe réalisé la veille de l’Ascencion (pour l’Institut Montaigne, les Echos et Radio Classique – et mise en ligne sur le site des Echos) montre que 50% des Français sondés sont d’accord pour des aménagements  du code du travail, mais seulement sur quelques aspects. Tandis que 44 % sont favorables à une refonte en profondeur. Ils sont minoritaires (6%) à vouloir laisser le code du travail en l’état.

Plus en détail, les plus confiants et favorables à une réforme en profondeur (parmi les 44%) sont les cadres, les professions intellectuelles supérieurs et les retraités. Ils sont plus nombreux à le déclarer en province qu’en région parisienne. Leur sensibilité politique est marquée à droite et au centre avec La République En Marche et le Modem. Seuls 28% se déclarant à gauche souhaitent réformer de la même manière le code du travail.

Ce sondage pointe aussi les points critiques sur lesquels les Français n’ont pas l’intention de céder, ne serait-ce que sur la sécurité de l’emploi : 56% des sondés se déclarent contre le plafonnement des indemnités dues par l’employeur, en cas de licenciement abusif.

En termes de dialogue social, les choses pourraient bouger : une forte majorité de sondés (72%) se dit favorable à la fusion des représentations du personnel en une seule entité, la délégation unique du personnel (DUP). Ils sont aussi nombreux (71%) à souhaiter un référendum d’entreprise organisé par l’employeur, lorsqu’un accord de branche signé par les syndicats, ne représente qu’entre 30 et 50% des salariés.

Clarisse Burger
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