Chiens et chats au Vietnam : une nouvelle donne en vue

Propos recueillis par Hélène Rose | 17.05.2018 à 14:49:04 |
Deux restaurants servant de la viande de chien (thit cho). Même si ce commerce est illégal, les carcasses sont visibles de la rue.
© © Christelle Fournel

Si la place accordée aux espèces animales varie selon les cultures, un plus grand respect des animaux est toujours souhaitable. Le Vietnam semble s’engager dans cette voie.

Dans le cadre d’une collaboration avec l’association Instinct de vies, fondée par Dora Zee, notre consœur Christelle Fournel s’est rendue au Vietnam, pays où la consommation de chiens et de chats est fréquente et légale, alors que le commerce de leur viande ne l’est pas. À travers son expérience, elle apporte un témoignage sur l’exercice vétérinaire et la protection animale dans ce pays.

Quel était l’objectif de ce voyage pour l’association Instinct de vies ? 
Christelle Fournel : Les autorités vietnamiennes ont une véritable volonté de changement en matière de protection animale. Elle est notamment motivée par leur ambition de donner à Hanoï une dimension inter?nationale, comparable à celle de Singapour, ce qui est tout à fait envisageable au vu du développement actuel très rapide du pays. Or vis-à-vis du regard international, il n’est plus possible d’agir ainsi envers les chiens et les chats… L’interdiction de la consommation ne se fera cependant pas tout de suite, il faut que les mentalités soient prêtes à l’accepter avant le passage de la loi, car la décision doit venir du peuple. L’objectif d’Instinct de vies est de proposer aux autorités qu’une interdiction soit mise en œuvre d’ici cinq ans, et que celle-ci fasse l’objet d’une annonce publique d’ici 2019. Les autorités ont déjà constaté une diminution apparente de la consommation globale et du nombre de restaurants spécialisés. Le commerce des animaux est de moins en moins visible sur les marchés, de moins en moins populaire, notamment grâce à l’influence des jeunes générations. Des actions de sensibilisation, de communication publique, sont nécessaires pour que la situation continue à évoluer. Pour reprendre le proverbe d’un responsable politique avec lequel nous sommes en contact : « À l’époque de la pluie, il faut laisser petit à petit la terre s’infuser d’eau pour le restant de l’année. » L’association Instinct de vies souhaite les aider à mener ces campagnes, et à former les acteurs locaux de la santé animale.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 16-18 de La Semaine Vétérinaire n° 1764.

Propos recueillis par Hélène Rose
2 commentaires
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CDAA le 18-05-2018 à 14:12:04
Mouais, on est qui pour dire aux Vietnamiens d’arrêter de manger du chien et du chat ?

Si les Hindous nous demandaient d’arrêter de manger de la vache, le ferait-on ?
Si les Musulmans nous demandaient d’arrêter de manger du porc, le ferait-on ?
Si les Anglais nous demandaient d’arrêter de manger du lapin, le ferait-on ?

En vérité, n'importe quel animal peut être consommé. Si dans tel pays, on ne mange pas tel animal, c'est pour des raisons purement culturelles. On n'a pas à juger des pratiques d'autres pays.

Il vaut mieux entendre que des chiens et chats sont utilisés pour nourrir des personnes plutôt que d'entendre que des visons sont utilisés comme fourrures pour des riches.
En France, l’élevage de visons est autorisé ….. et il faut voir comment sont traités certains de ces pauvres animaux. Que fait "Instinct de vie" pour eux ? On ne vaut pas mieux que les autres, on n’a pas de leçon à donner.
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Hélène Rose, Vétérinaire le 19-05-2018 à 10:32:52
Bonjour,

Je vous invite à lire l'article dans son ensemble. La position de l'association est bien plus respectueuse des différences culturelles que vous ne le préjugez dans votre commentaire. D'autant que, comme évoqué dans l'extrait d'article cité, les autorités vietnamiennes, ainsi qu'une part croissante de la population, sont favorables à cette évolution.
Dans chaque pays, y compris le nôtre, les pratiques peuvent être questionnées, améliorées, changées. D'ailleurs, si vous êtes impliqué dans l'amélioration des conditions d'élevage des visons en France (ou leur fermeture), je relaierai avec plaisir votre action.

Bien confraternellement,
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