Brexit : les instances britanniques au côté des vétérinaires européens

Karin de Lange | 22.05.2017 à 13:38:06 |
Brexit
© Nikola93 - iStock

La BVA et le RCVS s’engagent à défendre les intérêts des confrères européens exerçant Outre-Manche de l’effet « dévastateur » attendu suite à la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne.

Les possibles conséquences du Brexit pour la profession Outre-Manche ont été présentées au congrès de la British Small Animal Veterinary Association (BSAVA), qui s’est déroulé du 6 au 9 avril à Birmingham, lors d’une session tenue en duo par Chris Tuffnel, président du Royal College of Veterinary Surgeons (RCVS) et Gudrun Ravetz, présidente de la British Veterinary Association (BVA), pour qui « il est important que nous parlions d’une voix – nous sommes une petite profession mais avec un impact énorme ». « Les vétérinaires de l’UE sont essentiels pour la main d’œuvre vétérinaire au Royaume-Uni », a t-elle rappelé. En effet, près de la moitié des vétérinaires s’inscrivant sur le registre du RCVS chaque année sont des diplômés européens non britanniques. Si une grande partie ne reste que quelques années, environ un quart (24%) des vétérinaires au Royaume-Uni viennent d’autres pays européens, avec des pics dans certains secteurs comme les écoles vétérinaires (jusqu’à 40%) ou encore l’hygiène alimentaire (jusqu’à 90%, essentiellement des diplômés espagnols). Il est donc clair que le Brexit aura un impact « dévastateur » sur la main d’œuvre. Les instances s’engagent à défendre les intérêts de leurs confrères européens : « Ceux qui sont déjà là ainsi que ceux qui ont fait leurs études chez nous doivent pouvoir rester ».

Faciliter la demande de résidence permanente pour une profession recherchée

La BVA a même lancé une campagne sur les réseaux sociaux (#teamvet). Sa position pour protéger les vétérinaires est décrite en détail dans sont récent rapport « Brexit and the veterinary profession », listant 52 recommandations. L’une d’elle repose sur le fait que la profession vétérinaire soit mise sur la liste des métiers recherchés, facilitant la demande de résidence permanente. Pour ce qui est de la main d’œuvre, le RCVS va plus loin. « Nous souhaitons élargir notre base d’adhérents et exporter nos normes et standards, y compris dans les pays tiers. Il s’agit d’un altruisme éclairé allié à notre propre intérêt. Ainsi, la profession médicale a créé un ‘pont vivant’ permettant à 27 000 médecins indiens de venir travailler au Royaume-Uni ». 

Karin de Lange
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