Biosécurité : un consensus visant à rationaliser les bonnes pratiques

Aurélien Leobon | 06.12.2018 à 11:46:27 |
Lavage des mains avec du produit désinfectant
© Ashok Rodrigues – istock

Un article de l’American Animal Hospital Association décrit des protocoles d’hygiène applicables dans les cliniques vétérinaires pour prévenir les infections nosocomiales.

À l’heure de l’omnipotence de l’e-réputation et du diktat des réseaux sociaux, les effets d’une bévue concernant une éventuelle transmission nosocomiale de parvovirose ou de calicivirose féline systémique, par exemple, peuvent être dévastateurs. Par ailleurs, le praticien est confronté à des zoonoses (leptospirose, teigne, rage, etc.) qu’il convient d’identifier et d’en éviter la contagion. En dépit de toutes les précautions prises, que ce soit en médecine vétérinaire ou humaine, ces entités restent l’une des complications inhérentes à l’exercice. C’est au travers de l’évolution sociétale vers un risque zéro que l’American Animal Hospital Association (AAHA) livre ses recommandations concernant la prévention et la gestion des infections nosocomiales. 

Appliquer des protocoles 
En médecine humaine, les études estiment que 10 à 70 % des infections nosocomiales pourraient être prévenues par des mesures simples. Les objectifs affichés du consensus proposé par le panel d’experts sont de démontrer l’importance d’adopter des règles et de proposer des protocoles facilement applicables dans la pratique quotidienne pour les professionnels de santé. Afin de lutter efficacement contre ces infections nosocomiales, il convient de comprendre de quelle manière elles se transmettent. Les voies de transmission sont au nombre de cinq :
- par contact direct : les micro-organismes pénètrent directement les muqueuses ou par l’intermédiaire de plaies. C’est le cas, par exemple, pour la rage, Microsporum, Leptospira spp., Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline et il s’agit de la voie principale de contamination en milieu hospitalier tant pour le personnel que pour l’animal soigné ;
- par voie aérosol : lors de procédures telles que les détartrages, les bronchoscopies, lors d’éternuement ou de toux. Les pathogènes incriminés concernent principalement des transmissions d’animal à animal : Bordetella bronchiseptica, maladie de Carré, etc. ;
- par voie orale : lorsque l’aliment ou la boisson est contaminé (par exemple, par Campylobacter).
- par l’intermédiaire d’un vecteur (tiques, puces, phlébotomes, etc.) ;
- par l’intermédiaire d’objets contaminés (table d’examen, chenil, équipement médical, etc.).

Retrouvez l'intégralité de cet article en page 14 de La Semaine Vétérinaire n° 1788.

Aurélien Leobon
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK