Bilan sur les pratiques actuelles de vaccination en élevage bovin

Anne-Laure Gille et Yves Millemann | 30.11.2017 à 11:23:52 |
Infographies LSV
© La Semaine Vétérinaire

Alors que la vaccination tient une place importante dans les mesures préventives qui permettent de réduire l’usage des antibiotiques en élevage, bovin notamment, deux études de terrain ont été réalisées en parallèle, dans le cadre d’une thèse de doctorat vétérinaire, pour dresser un bilan des protocoles de vaccination.

Le plan ÉcoAntibio 2017, lancé en France fin 2011 afin de contribuer à la maîtrise de l’antibiorésistance, se termine. L’objectif, comme l’indiquait le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, était notamment de réduire de 25 % l’usage des antibiotiques vétérinaires en cinq ans. Ce plan, fondé sur la participation de la profession vétérinaire, n’impliquait pas de s’affranchir totalement de ces médicaments, mais recommandait une rationalisation et une optimisation de leur emploi au travers de prescriptions raisonnées. L’importance des mesures préventives a ainsi été accentuée, dont la vaccination qui y tient une place prépondérante. Dans la fiche d’action 15 de l’axe 2 du plan ÉcoAntibio 2017, il était question de promouvoir l’utilisation de vaccins ou d’autovaccins. Plus récemment, le premier axe du plan ÉcoAntibio 2021 prévoit de « développer des mesures de prévention des maladies infectieuses et de faciliter le recours aux traitements alternatifs », en précisant, dans l’action 3, que « l’usage des vaccins sera encouragé pour prévenir l’apparition des maladies infectieuses » (ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, 2017). La vaccination apparaît donc bien aujourd’hui comme une alternative majeure à l’utilisation des antibiotiques.
Pour alimenter cette réflexion, deux études de terrain ont été menées en parallèle : l’une à destination des vétérinaires praticiens à activité rurale ou mixte, l’autre à l’intention des éleveurs bovins. Ces enquêtes avaient pour objectif, dans un premier temps, d’établir un bilan des protocoles de vaccination actuellement utilisés dans les élevages bovins français, pour ensuite déterminer comment optimiser les protocoles vaccinaux et améliorer la prévention.

Principaux résultats et discussion
Au total, 216 éleveurs ont pris part à l’enquête (taux de participation : 3,6 %) et 54 vétérinaires ont rempli le questionnaire en ligne (taux de participation : 2,6 %).
La répartition géographique des vétérinaires diffère de celle des éleveurs, ce qui rendra délicat la comparaison des résultats obtenus dans les deux enquêtes. Par ailleurs, quasiment autant d’élevages laitiers (49,54 %) que d’élevages allaitants (46,57 %) ont été pris en compte. De même, les proportions de clientèles laitières, allaitantes ou mixtes des vétérinaires sondés étaient similaires.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 36 à 41 de La Semaine Vétérinaire n° 1742.

Anne-Laure Gille et Yves Millemann
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