Bilan des TIAC pour l'année 2017

Tanit Halfon | 08.02.2019 à 18:29:38 |
restaurant
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La restauration commerciale représente l’origine principale des toxi-infections alimentaires collectives en 2017. L’agent pathogène n’a pu être confirmé que dans 19% des cas.

La Direction générale de l’alimentation a publié le bilan 2017 des toxi-infections alimentaires collectives, ou TIAC. Ces dernières correspondent à l’apparition d’au moins 2 cas similaires d'une symptomatologie en général gastro-intestinale, dont on peut rapporter la cause à un même repas commun. En 2017, 1208 TIAC ont été déclarées, contre 1432 en 2016. Malgré cette baisse, une augmentation globale du nombre de TIAC est noté depuis 2006 (728 cas en 2006), avec une relative stabilisation des déclarations depuis 2011 (fourchette 2011-2017 : 1301 à 1437 TIAC). A cela s’ajoute une hausse du nombre de malades, passant de 13 997 en 2016 à 14 269 en 2017, en lien avec la hausse du nombre de cas moyen par TIAC déclarée.

40% des TIAC sont liées à la restauration commerciale, suivie de la restauration collective (34%), de la restauration familiale (21%), une répartition qui reste identique à celle de 2016. Néanmoins, le nombre de TIAC déclarés a diminué en restauration commerciale (480 en 2017 contre 592 en 2016), ce qui explique le baisse globale du nombre de déclarations.

L’agent pathogène n’a été confirmé que dans 19% des cas, dans l’aliment incriminé ou chez au moins une personne malade, alors que 37% des TIAC restent au stade de la suspicion. Dans 22% des cas confirmés et suspectés, l’aliment incriminé correspond à une plat cuisiné, suivis des viandes et produits à base de viande autre que la volaille (16%), des poissons et crustacés (12%), des volailles et produits à base de volaille (11%) et des végétaux (10%). Dans près de 12% de ces cas, aucun aliment n’a pu être identifié. A noter que pour 30% des TIAC, l’agent en cause est inconnu, en lien avec le délai plus ou moins long de déclaration.

Bacillus cereus est l’agent pathogène le plus fréquemment suspecté dans les TIAC déclarés (303 cas sur 974 avec agent suspect renseigné, 31%), suivi de l’entérotoxine staphylococcique (166 cas, 17%), de Salmonella (112, 11,5%), Clostridium perfringens (86, 8%) et d’un virus entérique (76, 8%). Bacillus cereus est surtout associé aux plats cuisinés (110 cas), aux végétaux (50 cas), et aux viandes (environ 35 cas). Les TIAC à salmonelle sont, quant à elle, surtout associées à la consommation d’œufs et produits à base d’œufs (environ 35 cas).

A noter que dans l’année 2017, 26 TIAC en lien avec de l’histamine dans du thon ont été déclarées entre avril et juillet. Elles ont touché 189 personnes, un nombre en augmentation par rapport à 2016 (25 TIAC, 100 malades). Pour 20 TIAC, le thon était originaire d’Espagne et d’autres TIAC liés au thon d’Espagne ont également été déclarées dans d’autres Etats-membres.

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Outre les TIAC, le bilan détaille aussi les cas humains d’origine alimentaire (cas unique ou cas groupés). Pour l’année 2017, 126 cas ont été déclarés, à raison de 106 cas de listériose. De plus, entre août et décembre 2017, 36 cas humains de Salmonella Eastbourne ont été enregistrés, en lien avec la consommation de camembert.

Pour consulter le bilan, cliquez sur ce lien.

 

 

 

 

Tanit Halfon
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