Bien-être animal : Didier Guillaume soutient les éleveurs

Clothilde Barde | 14.01.2019 à 11:25:38 |
attaque elevage
© Ralf Geithe - iStock

Face aux attaques dont fait régulièrement l’objet le monde de l’élevage, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation a réagi.

« L’agri bashing systématique et contre-productif dont font actuellement l’objet nos producteurs français » doit cesser selon le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Didier Guillaume lors de sa rencontre, le 9 janvier dernier, avec les représentants du monde associatif de la protection animale (CIWF France, Confédération nationale – Défense de l’Animal, Conseil National de la Protection Animale, Fondation Assistance aux Animaux, Fondation Brigitte Bardot, Fondation 30 millions d’amis, Société Protectrice des Animaux, Fondation Droit Animal Ethique et Sciences, Ligue Française pour la Protection du Cheval, l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs, Welfarm). En effet, alors que les attentes sociétales pour une meilleure prise en compte de la sensibilité des animaux d’élevage sont de plus en plus fortes, pour réconcilier les territoires urbains et ruraux il est nécessaire d’accompagner le monde agricole vers une transition agroécologique selon le ministre. Ce travail devrait se poursuivre selon lui car il estime que les éleveurs ont désormais parfaitement intégré cet objectif et’à ce titre, de nombreux travaux de recherche et d’innovation sont d’ores et déjà engagés par les filières d’élevage. Dans le même temps, le ministère a rappelé les principes du Plan d’action prioritaire en faveur du bien-être animal  établi pour la période 2016-2020 et qui reprend ces évolutions de pratiques ainsi qu’un « volet essentiel sur la prévention de la maltraitance animale en abattoir ». Enfin, l’importance des dispositions pénales relatives à la protection animale introduites dernièrement par la Loi Egalim confirment selon lui « sans ambigüité l’engagement du gouvernement à avancer sur ce dossier ». Dans ce contexte, les ONG présentes ont d’ailleurs indiquer partager l’avis du ministre concernant le fait que les menaces et attaques dont les élevages font actuellement l’objet n’ont pas lieu d’être, même si dans un communiqué publié à la suite de celui du ministre, elles ont indiqué regretter « le désengagement financier et humain des services de l’État sur le terrain depuis plusieurs années » et les membres de l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir (OABA) ont alors rappelé la nécessité de faire évoluer certaines méthodes d’étourdissement des animaux.

Clothilde Barde
1 commentaire
avatar
okapi le 16-01-2019 à 19:33:35
Dans la dernière étude publiée sur le sujet par des Finlandais La conduite des Truies en groupe en maternité implique dans le meilleur des cas 22% de mortalité des porcelets par écrasement sous la mère .
La Truie est peut être contente de se dégourdir les jambes mais je gage que cette petite amélioration est loin de compenser la souffrance des 22% de porcelets qui meurent étouffés sous leur mère !

Et que dire des bagarres entre les truies gestantes menées en groupe qui conduisent à des plaies diverses à des avortements et à un doublement de leur mortalité annuelle.
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK