Belgique : un vétérinaire à domicile… à vélo !

Bénédicte Iturria | 01.02.2019 à 10:38:27 |
Vet à velo
© Vet à velo

Le vétérinaire flamand Pieter-Jan Huyghe (Gand, 2014), praticien canin, est un passionné de cyclisme. Il a eu l’idée de combiner sa passion pour la petite reine et son activité professionnelle.

Le vétérinaire flamand Pieter-Jan Huyghe (Gand, 2014), praticien canin, est un passionné de cyclisme. Depuis sa jeunesse et ses études, conduire un vélo est pour lui la meilleure façon de voyager : ludique, rapide et sans impact sur l’environnement. L’été dernier alors qu’il rêve de faire l’acquisition d’un vélo cargo, il a l’idée de combiner sa passion pour la petite reine et son activité professionnelle. Il décide de devenir vétérinaire à domicile et d’installer son matériel dans le bac situé à l’avant de sa bicyclette. Le projet Vet à vélo est né.
Comme l’explique ce jeune praticien : « Plus j'y pensais, plus l'idée avait du sens. Beaucoup de gens n’ont pas de voiture et il faut beaucoup de temps et d’efforts pour aller chez le vétérinaire : vous devez attraper votre chat, le mettre dans une caisse de transport, puis l’emmener en voiture chez le vétérinaire, où il y aura encore d’autres chats et chiens dans une salle d'attente. Cela cause du stress à beaucoup d’animaux. Être soigné par un "étranger" est toujours un peu stressant pour un animal, mais si cela se produit dans son propre environnement, il est généralement beaucoup plus calme. » Et pour ce confrère dynamique, le vélo s’impose comme le moyen le plus simple et le plus rapide de circuler dans les rues très souvent embouteillées d’Anvers, ville dans laquelle il a choisi d’exercer son activité. 

Depuis le mois d’octobre 2018, Il se rend chez ses clients avec tout le matériel nécessaire à ses consultations placé dans un grand contenant métallique. Hormis les grosses interventions qui nécessitent un équipement important et qu’il réalise dans une clinique vétérinaire avec qui il collabore, le Dr Huyghe propose un vaste panel de services à ses clients : médecine préventive, identification, vaccination, vermifugation, analyses sanguines, alimentation... 
Sa formule a d’ores et déjà séduit de nombreux Anversois, notamment des personnes âgées ayant des difficultés à se déplacer mais aussi des jeunes clients qui n’ont pas encore de véhicules et devraient ainsi transporter leur animal sur un vélo ou dans les transports en commun. Le vétérinaire facture en moyenne 5 à 10 euros (en fonction de la distance parcourue) de plus par consultation qu’un cabinet vétérinaire classique. Il investit en effet beaucoup plus de temps qu’un vétérinaire standard. Il consulte environ un animal par heure quand un praticien dans une clinique peut en recevoir 3 à 4 dans le même laps de temps. 
Jusqu'à présent il n’a reçu que des réactions positives de la part des clients à qui ce service procure un gain de temps considérable. La seule contrainte imposée est que l’animal soit prêt quand le vétérinaire arrive au domicile.
Le Dr Huyghe exerce pour l’instant à temps partiel son activité mobile mais espère bientôt s’orienter vers un plein temps si le succès de Vet à vélo s’inscrit dans la durée. Il a à ce jour soigné plus de 500 animaux et parcouru quelques 280 km. La création d’un cabinet vétérinaire sédentaire, « comme vous en trouverez presque à chaque coin de rue à Anvers » dixit notre confrère, ne fait toujours pas partie de ses aspirations. 

En 2010 une vétérinaire québécoise, Claude Lefrancois, a aussi fait ce choix et rend visite aux animaux de compagnie de la Rive sud de Montréal avec un vélo sur lequel est attelée une carriole qui contient son matériel de consultation. Elle voit dans son moyen de transport un avantage financier, par rapport aux frais engendrés par une voiture ou un cabinet fixe, sans compter bien sûr les aspects « santé » et « écologie ».

Bénédicte Iturria
1 commentaire
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Christian Sournia, Vétérinaire le 04-02-2019 à 10:23:25
Bonjour à toutes et tous
Je suis aussi vétérinaire à domicile et je constate qu'en Belgique, au moins, l'apparition du site internet et du numéro de téléphone du confrère ne posent aucun problème.
A bon entendeurs.... Une uniformisation européenne dans ce domaine ne serait elle pas la bienvenue ?
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