Appel à un renforcement de la surveillance d’Aethina tumida

Tanit Halfon | 07.12.2018 à 16:02:40 |
abeille
© CR

Une récente note de service de la DGAL fait le point sur les mesures de surveillance du petit coléoptère des ruches.

Face à la menace d’introduction sur le territoire d’Aethina tumida, ou petit coléoptère des ruches, une nouvelle note de service de la direction générale de l’Alimentation appelle à renforcer la surveillance de ce danger sanitaire de première catégorie. Pour ce faire, la note rappelle les mesures de surveillance actuellement mises en place :

- la surveillance évènementielle : dans ce cadre, tout apiculteur, autre acteur de la filière (dont le vétérinaire) et détenteur de bourdons en France métropolitaine et dans les DROM-COM, doit déclarer un cas suspect à la direction départementale des population (DDPP). Les objectifs : garantir le statut indemne de la France, et assurer une détection la plus précoce possible. En 2015, suite à la détection des premiers cas en Calabre en 2014, une surveillance programmée avait été mise en place dans les exploitations apicoles à risque ;

- le contrôle des importations d’apidés : seules les reines avec leur accompagnatrices peuvent être importées d’un pays tiers. Elles sous soumises à un contrôle documentaire et d’identité au poste d’inspection frontalier. Il peut être suivi d’un contrôle à destination par les agents de la DDPP, lors de l’ouverture des colis et/ou du réencagement des reines. De plus, toutes les cages de transport, les abeilles accompagnatrices euthanasiées et autres matériels ayant été en contact avec les reines doivent être envoyés dans un laboratoire agréé. Enfin, la DDPP peut procéder à des contrôles aléatoires sur le lieu de première destination, afin de vérifier la présence du document vétérinaire commun d'entrée, le registre d’élevage, les justificatifs d'expéditions vers les laboratoires agréés, et la conformité du local de réencagement. A noter que les essaims sur cadres, nus ou paquets d’abeilles sont, sauf exceptions, interdits à l'importation. De plus, les animaux importés doivent provenir d’un pays autorisé par l’Union européenne et être accompagnés d’un certificat sanitaire. ;

- les campagnes de sensibilisation et la formation : la détection du coléoptère en Calabre en 2014 avait amené à mettre en oeuvre des campagnes de sensibilisation, ainsi que la formation d’acteurs apicoles. Cet été, un nouvel appel à vigilance avait été lancé, via la diffusion d’un dépliant et d’une affiche sur le site du ministère. Ces documents avaient aussi été transmis aux organisations membres du comité d’experts apicole du comité stratégique national en matière sanitaire apicole et les organisations apicoles locales. De plus, une mailing-liste destinée à 47 000 apiculteurs, sur les 54 500 ayant déclaré leurs ruches, était prévue au second semestre 2018.

A ces mesures s’ajoute l’organisation de formation à destinations des apiculteurs sur la période du 1er août 2018 au 31 juillet 2019. Pour ce faire, 94 vétérinaires formateurs ont été formés par la société nationale des groupements techniques vétérinaires.

Pour plus d’informations, cliquez sur ce lien.

Tanit Halfon
Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK