Antibiotiques : les ventes dans l’Hexagone baissent toujours

Michaella Igoho-Moradel | 09.11.2017 à 14:23:47 |
Un cheval qui va être vacciné
© Vchal – IStock

La baisse des ventes d’antibiotiques vétérinaires en Europe se confirme, sauf pour les critiques. La France maintient le cap et réduit presque de moitié sa consommation entre 2010 et 2015.

Les données du 7e rapport de l’European Surveillance of Veterinary Antimicrobial Consumption (Esvac), publié en octobre dernier par l’Agence européenne des médicaments (EMA), confirment encore la baisse des ventes des antibiotiques utilisés chez les animaux producteurs de denrées alimentaires (y compris les chevaux) entre 2011 et 2015, dans la plupart des pays européens. Sur les ventes globales d’antibiotiques dans les 30 pays européens en 2015 (29 pays de l’Union européenne/Espace économique européen et Suisse), les plus grandes quantités, exprimées en proportion de mg/kg, ont été représentées par les tétracyclines (32,8 %), les pénicillines (25 %) et les sulfamides (11,8 %). Contrairement à 2014, année en trompe-l’œil qui a connu une hausse de l’utilisation d’antibiotiques vétérinaires, en 2015 les ventes de ces produits ont globalement baissé de 13,4 %, malgré les disparités relevées entre les différents États membres (de 2,9 à 434,2 mg/kg). De son côté, la France maintient le cap, passant de 136 mg/kg en 2010 à 70,2 mg/kg en 2015. Des résultats en deçà de la moyenne européenne, calculée à 135,5 mg/kg en 2015. 

La France, mieux que la moyenne européenne
Pour la France, les chiffres sont bons. En comparaison avec certains de ses voisins européens tels que la Belgique (150,1 mg/kg), les ventes d’antibiotiques vétérinaires dans l’Hexagone n’ont cessé de décroître entre 2010 et 2015, soit une chute de 48 %. Avec une consommation moyenne de 70,2 mg/kg sur l’année de référence 2015, la France se situe à la 19e place sur les 30 pays dont les données ont été analysées. À titre d’exemple, les Pays-Bas, dont le modèle d’élevage est relativement proche de celui appliqué en France, sont passés de 164,8 mg/kg à 64,4 mg/kg entre 2010 et 2015. Finalement, la France n’est pas si loin des “champions européens”, dont la consommation se situe en dessous de 50 mg/kg, bien qu’elle reste encore éloignée de la Norvège, dont la consommation est de 2,9 mg/kg en 2015.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-11  de La Semaine Vétérinaire n° 1739.

Michaella Igoho-Moradel
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