Phytothérapie : un sujet au coeur d'échanges européens

Michaella Igoho-Moradel

| 14.04.2022 à 14:52:00 |
© Istock- ronstik

L'Agence nationale du médicament vétérinaire a organisé un séminaire sur l’utilisation des plantes en médecine vétérinaire, avec des représentants d’éleveurs, de vétérinaires et d’industriels, ainsi que les autorités compétentes, en particulier l’Agence européenne des médicaments (EMA) et la Commission européenne.

Après avoir proposé une méthode d'évaluation adaptée aux préparations à base de plantes et d'huiles essentielles utilisées en médecine vétérinaire (phytothérapie et aromathérapie), l'Agence nationale du médicament vétérinaire (Anses-ANMV) a organisé le 29 mars dernier, une conférence européenne sur ce thème. Cette rencontre s'est déroulée dans le cadre de la Présidence Française du conseil de l’Union Européenne (PFUE), avec la participation d'autorités compétentes européennes et de représentants d’éleveurs, de vétérinaires et d’industriels.

L'ANMV est revenue sur les objectifs de cette rencontre dans une brève. Elle indique qu'une première session a permis de contextualiser l’usage des plantes en médecine vétérinaire dans l’Union Européenne.  Les différentes parties prenantes (éleveurs, vétérinaires et industries pharmaceutiques) ont fait part de leurs attentes et problèmes rencontrés quant à l’usage de médicaments vétérinaires à base de plantes. Cette rencontre a également été l'occasion pour deux experts du comité humain sur les médicaments à base de plantes de présenter un retour d’expérience sur les problèmes rencontrés pour l’autorisation des médicaments à base de plantes à usage humain comparés aux médicaments chimiques classiques.

L’agence a ensuite fait le point sur les travaux réalisés par la France notamment sur ce sujet. « Enfin,  ces sessions se sont poursuivies par la présentation des perspectives au niveau européen par l’Agence européenne des médicaments et la Commission européenne et le partage des points de vue des participants. Cette conférence a permis aux participants de prendre conscience de la particularité de ces médicaments et des difficultés de l’application de la réglementation actuelle peu adaptée. La Commission a remercié la Présidence française pour l’organisation de cette conférence qui lui a fourni des informations très utiles pour le rapport (NDLR :  la Commission européenne doit présenter d’ici le 29 janvier 2027 un rapport sur les médicaments vétérinaires à base de plantes) qu’elle doit rendre au parlement d’ici 2027. »

Michaella Igoho-Moradel

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