L’occasion pour les patrons de TPE d’être écoutés

Clarisse Burger | 23.03.2017 à 11:08:48 |
L'union des entreprises de proximité a réuni chefs d'entreprises et candidats à la présidentielle le 16 mars à Paris
© Clarisse Burger

Dirigeants de TPE-PME et candidats à la présidentielle se sont adonnés au jeu de la meilleure mesure, notamment en matière de règles sociales et fiscales. L’U2P en était l’arbitre.

C’est l’heure des débats, mais aussi celle des doléances des petits patrons ! Le rendez-vous des entreprises de proximité avec trois candidats à la présidentielle a eu lieu la semaine dernière tout près de l’Assemblée nationale… Après s’être exprimés devant les adhérents de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), quelques jours plus tôt, les candidats sont venus présenter leur programme en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) et des très petites entreprises (TPE) devant ceux de l’Union des entreprises de proximité (U2P), la toute nouvelle organisation qui regroupe l’Union professionnelle de l’artisanat (UPA) et l’Union nationale des professions libérales (Unapl).
Fiscalité, régime social des indépendants (RSI), contrat de travail, temps de travail, apprentissage et formation professionnelle, coût du travail, compte personnel prévention pénibilité (C3P), taxe sur la valeur ajoutée (TVA)… Tels ont été les sujets abordés. Arnaud Montebourg, représentant Benoît Hamon (Parti socialiste), Anne-Marie Idrac, pour Emmanuel Macron (fondateur du mouvement En marche !), et François Fillon (Les Républicains) en personne se sont soumis au jeu des questions-réponses. Et il n’est pas facile de convaincre ces chefs d’entreprise (indépendants ou assimilés salariés) à qui, parfois, les promesses ne font ni chaud ni froid.

Des règles inadaptées aux TPE
Avant de leur donner la parole, Alain Griset, président de l’U2P, a tenu à rappeler le contexte économique dans lequel les entreprises s’embourbent ou peinent à se développer : « Nous sommes dans un changement global de notre économie et nous devons bénéficier des opportunités qui s’offrent à nous. Mais les propositions des candidats ne sont pas aujourd’hui adaptées à nos priorités. Notre urgence est la suivante : avoir un environnement fiscal et social adapté à nos entreprises de moins de 20 salariés, car nous vivons aujourd’hui dans l’insécurité totale. » Pour autant, l’U2P attend avec impatience les résultats de la nouvelle mesure de la représentativité patronale : « Le 12 avril, nous saurons pour la première fois qui pèse combien ! » Avec les professions libérales dans son giron, l’organisation (ex-UPA) devrait peser plus lourd dans les futures négociations sociales.
Dans ce cadre, l’U2P a énoncé ses « 13 priorités pour un quinquennat performant », réunies dans un livre blanc autour de quatre grands thèmes : donner un avenir à chaque jeune, centrer les politiques sur les TPE et les PME, garantir une concurrence loyale entre toutes les entreprises et réformer le droit du travail . Pour Michel Chassang, président de l’Unapl, la solution est plutôt simple : « Pensez petit d’abord ! » Il est préoccupé, comme l’U2P, par l’inadaptation des règles régissant les petites et moyennes structures : « Nous demandons de construire d’abord sur les modèles qui sont les plus nombreux, puis de les adapter aux autres, les grands groupes, et pas l’inverse ! »

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10-11 de La Semaine Vétérinaire n° 1712.

Clarisse Burger
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