Professions réglementées : les services encore scrutés à la loupe par Bruxelles

Clarisse Burger | 16.03.2017 à 13:05:49 |
photo abstraite représentant des personnes sur le sujet des professions réglementées
© NdreyPopov – Istock

L’activité économique des professions libérales réglementées ne serait pas assez compétitive dans l’Union, selon la Commission européenne, qui voudrait encore lever des obstacles à l’entrée de certains secteurs. L’Union nationale des professions libérales défend ses barrières « proportionnelles, non discriminatoires et nécessaires ». Pour l’économiste Frédéric Bizard (A 91), une stratégie de déréglementation baisserait la qualité des services. Alors qu’il est temps de valoriser les métiers réglementés dans une économie d’innovation.

Mais jusqu’où faudra-t-il ouvrir la porte des professions réglementées, au sein du marché unique ? Les transpositions nationales des directives européennes les concernant (dont les vétérinaires) – la directive “services” (2006/123/CE) et la directive “qualifications” (2013/55/UE) – ont été évaluées par Bruxelles, qui en veut aujourd’hui une meilleure application. La Commission européenne a même remis sur le tapis la faible croissance du secteur des services professionnels. Une occasion pour elle de pointer, une fois de plus, la légitimité des « activités réservées » aux professions réglementées. Certaines d’entre elles seraient même des obstacles à la compétitivité du marché unique. C’est le leitmotiv de Bruxelles. Le secteur des services, qui représente, selon Elzbieta Bienkowska, commissaire chargée du marché intérieur, les deux tiers de l’économie de l’Union européenne (UE) et 90 % des emplois créés, ne serait pas assez dynamique. Partant de ce constat, l’institution de l’Union européenne a présenté, en janvier dernier, quatre propositions législatives afin de « donner un nouvel élan au secteur des services au profit des consommateurs, des demandeurs d’emploi et des entreprises dans toute l’Europe ». Un potentiel de croissance qu’il faut vraiment exploiter, argumente Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 42-47 de La Semaine Vétérinaire n° 1711.

Clarisse Burger
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