Le syndrome piro-like constitue toujours une énigme

Marine Neveux | 20.03.2014 à 17:02:43 |
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La 40e édition de la JRE s’est déroulée le 18 mars 2014, pour la première fois en duplex avec plusieurs centres régionaux. Les participants connectés ont ainsi suivi les sessions et posé leurs questions en direct.

Lors de la session sur la pathologie, plusieurs maladies ont été présentées. Charlène Daix (Respe) a notamment exposé les travaux menés par son réseau et le laboratoire Frank Duncombe sur le syndrome piro-like. Ce dernier est associé à des symptômes non spécifiques, dont une fièvre non caractéristique, une anorexie, une inappétence, un amaigrissement, une perte d’état, un abattement, une dépression, une léthargie et une baisse des performances. Cinq maladies interviennent lors de cette affection : la piroplasmose, l’ehrlichiose, la borréliose, la leptospirose et l’anémie infectieuse des équidés. Le diagnostic différentiel est multiple, ce qui rend ce syndrome complexe. Jean-Luc Cadoré (VetAgro Sup) s’est d’ailleurs interrogé sur la pertinence de la dénomination “piro-like”. La formule “fièvre d’origine indéterminée”, par exemple, pourrait être plus appropriée.

L’étude relative au syndrome piro-like émane d’une demande du terrain, vu son impact économique et le peu d’informations disponibles. « Le nombre d’analyses est élevé : plus de 40 000 chevaux ont été testés pour au moins l’une de ces cinq maladies », a souligné Charlène Daix. La période étudiée s’étend de juillet 2011 à juillet 2012. « Globalement, les taux obtenus sont assez élevés : 34 % des animaux possèdent des anticorps contre la piroplasmose, et le même niveau est obtenu via la polymerase chain reaction (PCR). » Pour la leptospirose et la borréliose, aucun cas n’a été diagnostiqué par PCR sur la période étudiée.

Le syndrome piro-like est observé dans presque tous les départements (présence d’anticorps chez les chevaux), mais la moitié sud de la France paraît plus touchée. L’incidence n’est jamais nulle, quel que soit le mois considéré. Un sous-réseau du Respe, lancé en novembre 2013, se penche « actuellement sur les données récoltées, soit 43 déclarations en trois mois, ce qui met en évidence les besoins ».

Pour plus d’informations, voir La Semaine Vétérinaire n° 1577 du 21/03/14 en pages 14 et 15.

Marine Neveux
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