05/11/2014 | Le Point Vétérinaire.fr

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Les maladies infectieuses chez les équidés adultes

Les maladies infectieuses ont toujours représenté un enjeu majeur en médecine vétérinaire et une préoccupation pour le praticien équin. En dépit de nombreux progrès, d’importantes difficultés subsistent, voire apparaissent. Des moyens nouveaux de diagnostic issus de la biologie moléculaire sont à disposition, mais il est toujours indispensable d’isoler et de cultiver les agents infectieux afin de préciser leurs caractères. Bien que d’indéniables succès doivent être salués, des progrès restent à faire pour de nombreux vaccins. Avec l’apparition de résistances nouvelles et les menaces sur l’utilisation d’antibiotiques en médecine vétérinaire, leur usage raisonné est une nécessité. D’anciennes maladies peuvent persister à de faibles niveaux, entraînant le maintien d’une vigilance stricte. D’autres affections, considérées comme strictement exotiques, peuvent diffuser hors de leur territoire d’origine avec le développement des échanges internationaux.
Par ce numéro spécial, Pratique Vétérinaire Équine se propose d’apporter aux praticiens les informations les plus récentes sur ces questions complexes. Le choix d’aborder ces différents thèmes, à la fois sous forme monographique et par grands syndromes, permet de considérer le même agent pathogène sous plusieurs angles et de disposer ainsi de la vision la plus complète possible.
Ce numéro est le reflet du dynamisme et de la compétence des chercheurs, des enseignants, des biologistes et des praticiens travaillant en France sur les maladies infectieuses équines. À cette occasion, il est agréable de rappeler que la France s’est vu confier, par l’Union européenne, la charge d’accueillir au sein de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) le Laboratoire communautaire de référence pour les maladies équines, qui concerne essentiellement les affections infectieuses.
Enfin, tout récemment, l’Hexagone a vu naître un projet très ambitieux, la Fondation Hippolia, exclusivement consacrée à la recherche en santé équine, dont l’un des axes prioritaires intitulé “Le diagnostic et la prévention des risques infectieux, enjeux de santé publique, freins aux échanges internationaux” rassemble de nombreuses structures françaises ou étrangères.
L’avenir peut donc être abordé avec une confiance justifiée. Les praticiens doivent se savoir soutenus dans leur lutte quotidienne pour la protection des chevaux contre les maladies infectieuses. Même si la bataille est encore longue et difficile, il convient d’être optimiste au regard du chemin parcouru.
Bonne lecture à toutes et à tous.

Éric Plateau


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