04/11/2014 | Le Point Vétérinaire.fr

©

Les avortements infectieux chez la jument

L’avortement est défini comme une interruption de la gestation entre le 40e et le 300e jour. Par extension, un certain nombre d’études prennent en compte les pertes néonatales dues à des causes semblables. Une infection concernerait environ 30 à 50 % des avortements d’origine déterminée. Les causes infectieuses contagieuses (rhinopneumonie, artérite virale équine, leptospirose, salmonellose) peuvent être distinguées des causes infectieuses non contagieuses qui sont principalement associées à des bactéries (sauf leptospires et Salmonella abortus equi) et à des champignons. Au-delà du devenir de la jument avortée, le vétérinaire doit protéger immédiatement le reste de l’élevage et, éventuellement, les cheptels environnants. Il met en place des mesures de biosécurité reposant essentiellement sur l’isolement de la poulinière, la désinfection des lieux et des locaux, l’utilisation de bonnes pratiques en matière de maladies contagieuses et la mise sous quarantaine de la jument et/ou de l’effectif. Le recueil de l’anamnèse et des commémoratifs, l’examen clinique de la jument, ainsi que les prélèvements spécifiques sont indispensables à l’établissement du diagnostic face à un avortement dans un élevage. Le diagnostic définitif se fonde principalement sur l’examen du fœtus et des annexes fœtales, accompagné de la réalisation de prélèvements appropriés en vue d’examens complémentaires ciblés.

Sophie Paul-Jeanjean et coll.


En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.X
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...