Les piroplasmoses équines :
synthèse bibliographique actualisée

La piroplasmose équine (PE) est une maladie à protozoaires transmise par certaines espèces de tiques. Les agents pathogènes étiologiques sont Babesia caballi et Theileria equi. Les chevaux infectés par T. equi restent porteurs à vie. La transmission peut aussi être iatrogène. Les signes cliniques typiques de la piroplasmose équine dans sa forme aiguë sont généralement de la fièvre, une anorexie, une anémie, un ictère, une congestion des muqueuses, une tachypnée et une tachycardie, une sudation, et un œdème des membres et de la région supra-orbitale. Dans les cas sévères, une hémoglobinurie et une bilirubinurie, ainsi que diverses expressions cliniques atypiques dues à des atteintes et à des dysfonctions organiques diverses peuvent être observées. La biologie clinique de la PE a peu de valeur diagnostique et le recours à des tests spécifiques est nécessaire pour préciser le diagnostic. La valeur et la pertinence du frottis sanguin, de la PCR (polymerase chain reaction) et des tests sérologiques sont présentées. Le propionate d’imidocarbe est considéré comme le traitement de choix de la PE. Cependant, les stratégies thérapeutiques diffèrent grandement entre les zones endémiques et non endémiques. Dans les régions endémiques, l’objectif est de réduire l’expression clinique de la maladie car la prémunition joue un rôle important dans la protection des chevaux, alors que, dans les zones non endémiques, il s’agit d’éliminer le risque de transmission à l’aide de protocoles de stérilisation. En l’absence de vaccin efficace à ce jour, la prévention repose essentiellement sur la thérapeutique médicale, la restriction des déplacements des chevaux porteurs et la lutte contre les tiques.

Youssef Tamzali


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