Le point Vétérinaire Rural n° 333 du 01/03/2013

PERFORMANCES DE REPRODUCTION

Avis d’experts

Daphné Brisard

Inra
Station Physiologie de la reproduction
et des comportements
37380 Nouzilly
daphne.brisard@tours.inra.fr

La physiopathologie de la subfertilité, considérée par la génétique moléculaire à l’échelle d’une population (race holstein), est à l’étude, avec l’espoir de trouver la voie de l’amélioration des performances.

Résumé

Des vaches subfertiles ont pu être distinguées en un haplotype baptisé “Fertil-” (avec le critère suivant : vaches présentant une perte embryonnaire avant les 56 jours qui suivent la première insémination artificielle plus élevée que la moyenne). L’association de “gènes” reliés à cette anomalie a été localisée (quantitative trait locus baptisé “QTL-Fert-F-BTA3”). La qualité ovocytaire des vaches homozygotes pour l’haplotype “Fertil-” est suboptimale. La voie de synthèse des prostaglandines serait impliquée. Les attentes de la filière sont considérables à l’égard de ces recherches.

Summary

Will the fertility of dairy cows improve soon?

Sub-fertile cows can be distinguished by a haplotype called « Fertil- » (with the criterion cows presenting with higher than the average embryo loss before day 56 after the first artificial insemination). The combination of « genes » associated with this anomaly was located (quantitative trait locus called QTL-F-Fert-BTA3). Oocyte quality of cows homozygous for the haplotype « Fertil- » is suboptimal. The route of synthesis of prostaglandins may be involved. The industry has significant expectations with respect to this research.

Key words

Fertility, dairy cows, genetics, QTL, markers
Partout dans le monde, une dégradation des performances de reproduction de la vache laitière est constatée [2, 6]. La race holstein semble être la plus touchée. La baisse de fertilité est caractérisée par l’allongement de l’intervalle vêlage-1re insémination artificielle (IA1) et de celui entre deux vêlages. Le phénomène touche davantage les vaches que les génisses et les multipares par rapport aux primipares [4, 16, 18]. Les conséquences économiques en sont énormes pour l’éleveur [20]. La dégradation a ralenti ces dernières années ...
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