Le point Vétérinaire n° 335 du 01/05/2013

PATHOLOGIE DE LA REPRODUCTION CANINE

Dossier

Fernando Mir*, Édouard Reyes-Gomez**


*Centre d’études en reproduction des carnivores (Cerca)
Université Paris-Est, ENV d’Alfort
7, avenue du Général-de-Gaulle
94704 Maisons-Alfort
**Unité d’embryologie, d’histologie et d’anatomie pathologique
Université Paris-Est, ENV d’Alfort
7, avenue du Général-de-Gaulle
94704 Maisons-Alfort

Lors de tumeur testiculaire, le traitement de choix reste la castration chirurgicale. La conduite thérapeutique est ensuite guidée par l’analyse histologique et la présence ou non d’un hyperœstrogénisme associé.

Résumé

→ La castration bilatérale est le traitement de choix de toutes les tumeurs testiculaires. Elle est justifiée par des tumeurs bilatérales dans 45 % des cas. Elle est curative dans plus de 80 % des cas.

La présence de métastases ou d’un envahissement des tissus péritesticulaires et les formes diffuses de séminome ou de sertolinome justifient la mise en place d’une chimiothérapie.

L’hypoplasie médullaire est une complication grave des états d’hyperœstrogénisme. Elle peut disparaître dans les 5 mois qui suivent l’exérèse de la tumeur. Dans les cas graves, des transfusions sanguines, une antibiothérapie et des stimulants de la fonctionnalité de la moelle osseuse sont indiqués, mais le pronostic reste sombre.

Summary

Testicular tumours in dogs: therapeutic approach

→ Bilateral castration is the treatment of choice for all testicular tumours. It is justified by the presence of bilateral tumours in 45% of cases. It is curative in 80% of cases. Chemotherapy is justified in cases with metastases or invasion of peritesticular tissue and diffuse forms of seminoma or sertolinoma. Bone marrow hypoplasia is a serious complication of hyperoestrogenism. It may disappear within 5 months after tumour resection. In severe cases, blood transfusions, antibiotics and bone marrow stimulants are indicated, but the prognosis is poor.

Key words

Dog, reproductive pathology, castration, chemotherapy, myelotoxicity, aplastic anemia
Les tumeurs testiculaires sont fréquentes chez le chien. Bien que la majorité ait un comportement bénin, l’existence d’un risque de dissémination métastatique et la sécrétion éventuelle de stéroïdes aux effets systémiques potentiellement délétères justifient leur prise en charge et la mise en œuvre d’un traitement adapté. Les chiens cryptorchides présentent un risque accru de développement d’une tumeur testiculaire, généralement avant l’âge de 10 ans [7]. Il s’agit principalement de sertolinomes et de séminomes, avec un risque de métastases pouvant atteindre 20 % ...
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