Quel impact de l’ensilage d’herbe sur l’animal et le produit ?

Béatrice Bouquet et coll. | 30.06.2016 à 14:42:51 |
© B. BOUQUET

L’ensilage d’herbe a des valeurs en unités fourragères très variables, et permet un apport correct de protéines digestibles dans l’intestin, donc une certaine autonomie protéique. Les risques sanitaires sont à maîtriser mais les accidents spectaculaires de botulisme ou autre listériose restent exceptionnels. Le danger « mycotoxines » est moins facile à maîtriser. Le mode de conservation du fourrage au sens strict, lorsqu’il est bien réalisé et que les rations alimentaires associées sont correctement élaborées, n’a qu’un effet limité, en dehors de la couleur de la pâte, sur les caractéristiques des fromages. En pratique, la maîtrise de la qualité de conservation des fourrages reste le facteur limitant par rapport à une consommation en prairie permanente. La forme enrubannée, un peu comme des portions individuelles d’ensilage, permet de diluer le risque et facilite le recours à l’herbe fermentée au quotidien.

Béatrice Bouquet et coll.
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