La douleur, une histoire d’hypersensibilisation

Thierry Poitte | 19.06.2015 à 16:09:13 |
Femelle shih tzu présentée pour un syndrome abdominal douloureux en relation avec une lithiase urétrale
© © T. Poitte
Les sensibilisations périphériques et centrales se traduisent cliniquement par l’hyperalgésie (réponse exagérée à un stimulus nociceptif) et l’allodynie (réponse à un stimulus non nociceptif). Ces mécanismes d’amplification s’inscrivent durablement dans les douleurs chroniques à cause des plasticités neuronales et gliales qui s’expriment sur les plans fonctionnel, histologique et structurel. La stratégie thérapeutique consiste à lutter contre cette hypersensibilisation en utilisant des anti-hyperalgésiques. La kétamine aux doses infra-anesthésiques est particulièrement intéressante car elle bloque les canaux NMDA sans provoquer d’effets dysphoriques. L’hyperalgésie des douleurs neuropathiques est insuffisamment contrôlée par les opioïdes forts (palier 3). Ce constat justifie l’évolution nécessaire de la classification des antalgiques.
Thierry Poitte
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