Intérêt de la diméthylarginine symétrique dans le diagnostic précoce de la maladie rénale chronique chez un chiot

Anaïs Lamoureux et coll. | 02.03.2017 à 15:34:43 |
Échographie rénale à l'âge de 5 mois.
© Service d'imagerie, CHUVA

Un chiot de 5 mois est présenté pour une polyuro-polydipsie (PUPD) importante depuis plusieurs semaines sans modification des paramètres biochimiques. L’échographie abdominale révèle des anomalies de conformation rénale et le dosage de la concentration de la diméthylarginine symétrique (SDMA) confirme la diminution du débit de filtration glomérulaire (DFG). Une leptospirose subclinique est découverte et traitée. Des biopsies rénales objectivent une dysplasie congénitale, associée à une maladie rénale chronique (MRC) de stade I à l’origine de la PUPD.

L’investigation d’une MRC conduit habituellement à rechercher une augmentation de la créatinine et de l’urée, mais ces paramètres peuvent manquer de spécificité et de précocité. En revanche, la SDMA est plus précoce et plus spécifique, ce qui en fait un bon biomarqueur de la fonction rénale. La mesure du DFG reste le gold standard, mais elle est peu utilisée en pratique. Le diagnostic définitif d’une néphropathie précoce reste fondé sur des biopsies de l’organe, après l’élimination d’une cause infectieuse.

Anaïs Lamoureux et coll.
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