Contention des carnivores vigiles à l’aide de sacs en radiologie vétérinaire

Antoine Arrondeau et coll. | 30.06.2016 à 14:34:35 |
© A. ARRONDEAU

• Objectif
Comparer la pertinence clinique de l’utilisation de deux méthodes de contention physique des carnivores en radiologie thoracique.

• Matériel et méthode
140 chats et chiens sont radiographiés vigiles au CHUV Oniris avec deux méthodes de contention distinctes : la contention manuelle où deux opérateurs immobilisent l’animal et la contention non manuelle où l’animal est immobilisé par des sacs de sable. Les critères de comparaison de l’étude incluent la faisabilité et la qualité des clichés obtenus, l’exposition des opérateurs aux rayonnements X, la durée de réalisation des clichés, le nombre de tentatives nécessaires pour obtenir un cliché satisfaisant et la taille du faisceau primaire de rayonnements X.

Résultats
La qualité et la durée de réalisation des clichés ainsi que le nombre de tentatives nécessaires à leur obtention ne sont pas significativement différentes entre les deux méthodes. La faisabilité des clichés est significativement plus importante avec la méthode de contention manuelle. L’irradiation des opérateurs est significativement moins importante avec la contention non manuelle, tandis que la taille du faisceau primaire de rayonnements X est significativement plus importante avec cette même méthode.

Discussion
La méthode de contention non manuelle sur animaux vigiles permet, dans la majorité des cas, d’obtenir des clichés thoraciques de qualité tout en minimisant l’irradiation des opérateurs. Le recours à du matériel de contention plus sophistiqué et à la contention chimique permettrait d’augmenter la faisabilité de cette méthode et de l’appliquer à d’autres indications (radiographies osseuses en particulier).

Antoine Arrondeau et coll.
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