Atrésie anale associée à une fistule recto-vaginale chez un chiot

Luis Matres Lorenzo et coll. | 26.08.2016 à 15:17:49 |
© CHV ST-MARTIN, UNITÉ CHIRURGIE

Une chienne de 6 semaines présente des difficultés à déféquer et un abdomen gonflé depuis 48 heures. Les examens clinique et radiologique permettent d’établir le diagnostic d’une atrésie anale associée à une fistule recto-vaginale. Le traitement consiste en la dissection et en la fermeture de la fistule recto-vaginale suivie de l’anastomose recto-cutanée en lieu et place de l’anus imperforé, ainsi qu’en une reconstruction vestibulo-vulvaire. L’animal recouvre rapidement un bon état général et l’appétit, et des selles et des mictions normales sont observées 3 jours après l’intervention chirurgicale. Cette atteinte congénitale doit être corrigée le plus tôt possible, dès lors que le chiot présente des troubles défécatoires. Selon les types d’atrésie, des défécations perturbées ou totalement absentes sont possibles. La présence d’un mégacôlon en phase préopératoire grève le pronostic. Les complications postchirurgicales sont variables, et le pronostic vital dépend de la possibilité ou non pour le chiot d’évacuer ses selles à nouveau. Dans le cas décrit, la présence d’une fistule recto-vaginale permettait de petites exonérations fécales, retardant la dégradation clinique de l’animal, ce qui lui a permis d’atteindre l’âge de 6 semaines. La continence fécale postopératoire est difficilement prédictible. La technique chirurgicale doit respecter au mieux les tissus périanaux dans l’espoir qu’une réinnervation honteuse s’y effectue à partir de fibres orphelines.

Luis Matres Lorenzo et coll.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK