Le point Vétérinaire n° 305 du 01/05/2010
 

GASTRO-ENTÉROLOGIE : CANINE

Infos

ANALYSE D’ARTICLE

Mathieu Faucher

Clinique vétérinaire 8, boulevard Godard 33300 Bordeaux

Résumé

Référence

Jergens AE, Crandell J, Morrison JA et coll. Comparison of oral prednisone and prednisone combined with metronidazole for induction therapy of canine inflammatory bowel disease : a randomized controlled trial. J. Vet. Intern. Med. 2010 ; 24 : 269-277.

Objectifs

• Comparer l’efficacité de la prednisone à celle de la prednisone associée au métronidazole pour le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) chez le chien.

• Évaluer l’intérêt de la protéine C-réactive (CRP) dans le monitorage de la réponse au traitement.

Méthode

Les animaux sont inclus s’ils présentent des signes cliniques compatibles depuis plus de 3 semaines, réfractaires à un traitement symptomatique, et persistants après une éviction alimentaire et une antibiothérapie d’épreuve. Les affections métaboliques, pancréatiques et parasitaires doivent être exclues, et les biopsies digestives obtenues par endoscopie doivent montrer une inflammation telle que définie par la World Small Animal Veterinary Association (WSAVA) [4]. Les chiens sont randomisés pour recevoir de la prednisone (1 mg/kg, 2 fois par jour per os ; groupe 1) ou de la prednisone et du métronidazole (10 mg/kg, 2 fois par jour per os ; groupe 2) pendant 21 jours. Tous les chiens bénéficient d’un régime d’éviction alimentaire. La sévérité de la MICI est évaluée cliniquement par un scoring précédemment décrit [7] et la CRP est dosée pour tous les chiens à l’inclusion, puis à la fin de la période de traitement.

Résultats

• Les animaux sont répartis dans les deux groupes de manière équilibrée pour le poids, l’âge, le sexe, le score de sévérité clinique et la présence de complications (hypoalbuminémie et hypocobalaminémie). Vingt-neuf chiens accomplissent toute la période d’observation dans le groupe 1 et 25 dans le groupe 2. Le pourcentage de chiens en rémission à la fin de l’étude est de 83 % dans le groupe 1 et de 88 % dans le groupe 2 (différence non significative). L’amplitude de la diminution du score de sévérité clinique n’est pas différente entre les deux groupes.

• Au début du traitement, les chiens du groupe 1 présentent une CRP plus élevée que ceux du groupe 2. Une diminution significative de la CRP avec le traitement est observée dans les deux groupes, mais elle est plus importante pour les chiens du groupe 1. Chez 4 chiens, la CRP pré- et post-traitement est de 0 mg/l. L’évolution du score de sévérité clinique et celle de la CRP sont concordantes chez 78 % des chiens et en désaccord chez 15 % d’entre eux.

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