Le point Vétérinaire n° 303 du 01/03/2010
 

Question de lecteur

Christine Médaille

Laboratoire d’analyses vétérinaires, 41 bis, avenue Aristide-Briand, 94117 Arcueil Cedex

En Europe, le test au Synactène® (ou test de stimulation à l’ACTH : hormone corticotrope) est le premier examen demandé pour le diagnostic du syndrome de Cushing, contrairement aux pays anglo-saxons pour lesquels ce test est onéreux et qui lui préfèrent celui à la dexaméthasone à faible dose.

Le test à l’ACTH présente un triple avantage :

– il est simple, peu onéreux et facile à mettre en œuvre ;

– il présente une bonne valeur prédictive positive ;

– il est le seul examen qui permette le diagnostic du syndrome de Cushing iatrogène.

En revanche, en raison de sa faible sensibilité, sa valeur prédictive négative est mauvaise et le nombre de faux négatifs qui en découlent peut conduire le clinicien à demander un examen de confirmation qui peut être le test de freinage à faible dose.

Ce dernier, peu onéreux mais de réalisation plus complexe(1) (trois prises de sang sur 8 heures), est considéré comme un test diagnostique du Cushing spontané, avec une très bonne valeur prédictive négative. Une valeur de cortisol à 8 heures (à 3 heures si possible) inférieure à 40 nmol/l permet d’exclure la suspicion de Cushing spontané.

Ce test n’apporte aucune information sur un éventuel syndrome de Cushing iatrogène.

Le fait de coupler les deux tests de façon consécutive augmente la puissance diagnostique des dosages de cortisol, mais rend l’exploration du Cushing beaucoup plus longue et onéreuse, ce qui n’est pas toujours nécessaire lorsque le tableau clinique est très évocateur.

  • (1) Voir la fiche “Tests endocriniens et hypercorticisme chez le chien” de Nicolas Pouletty, dans ce numéro.