Le point Vétérinaire n° 300 du 01/11/2009
 

PV

Analgésie du chien et du chat

Mise à jour

LE POINT SUR…

Thierry Poitte

Clinique vétérinaire La Croix Michaud 17630 La Flotte-en-Ré

La douleur aiguë a pour fonction d’avertir l’individu que son intégrité physique est menacée. Sa chronicisation, délétère, est le résultat d’une plasticité du système nerveux nociceptif.

Résumé

La réalité des douleurs chroniques postopératoires (DCPO) est observée régulièrement en médecine humaine et confirmée par de nombreuses études. Il est très vraisemblable que ces DCPO existent aussi chez les animaux de compagnie. En effet l’expérimentation animale a montré qu’il existait, à distance d’une intervention chirurgicale, une vulnérabilité à la douleur, source de réponses exacerbées à des stimuli nociceptifs (hyperalgésie) ou non nociceptifs (allodynie). L’objet de cet article est de décrire les mécanismes physiopathologiques de sensibilisation et de mémorisation de la douleur chronique, et de préciser les facteurs prédictifs d’apparition des DCPO.

La douleur chronique postopératoire (DCPO) est une réalité observée en médecine humaine. Une étude sur 20 000 patients parue en 2002 (Donin et coll. BJA) révèle que 41 % d’entre eux ressentent une douleur postopératoire plusieurs semaines à plusieurs mois après l’intervention chirurgicale [8]. Une enquête de juin 2007 de la Société française de l’évaluation et du traitement de la douleur (SFETD) met en évidence que 20 % des nouveaux patients adressés dans les structures spécialisées pour la douleur chronique présentent des algies provoquées ...

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