Le point Vétérinaire n° 286 du 01/06/2008
 

Orthopédie bovine

Mise à jour

Conduite à tenir

Karl Nuss

Clinique des ruminants
Faculté vétérinaire
Université de Munich
Sonnenstrasse 16
D-85764 Oberschleissheim
Allemagne
karl.nuss@lmu.de

La luxation coxofémorale est de bon pronostic chez un bovin capable de se lever et de se déplacer seul. L’échographie est l’examen de choix et la réduction chirurgicale le meilleur traitement.

Résumé

Étapes essentielles

Étape 1 : diagnostic clinique

• Luxation craniodorsale : grand trochanter, tuber coxae et tubérosité ischiatique ne forment plus un triangle. Membre lésé plus court.

• Luxation caudoventrale : bovin couché. Membre lésé plus long.

Étape 2 : imagerie

Intérêt de l’échographie : recherche d’images de tête fémorale sortie de l’acétabulum et de fractures additionnelles.

Étape 3 : traitement conservateur

• Bovin anesthésié, en décubitus latéral, hanche fixée

• Traction du membre en direction distocaudale

• Imprimer une rotation externe, puis interne

Étape 4 : réduction chirurgicale

• Très jeune veau : reconstruire une capsule peut suffire.

• Veau plus âgé : fils en huit autour de vis acétabulaires et d’un trou foré dans le col

• Luxations caudoventrales : toujours difficiles à réduire

La luxation coxofémorale est une anomalie orthopédique fréquente chez les bovins. Dans cette espèce, l’os acétabulaire est plat et, contrairement au cheval, aucun ligament accessoire n’est présent [10, 17]. Néanmoins, la lèvre acétabulaire, une structure fibrocartilagineuse entourant le bord acétabulaire dorsal, participe à créer une cavité acétabulaire profonde. La tête du fémur est ainsi stabilisée. Chez les veaux, les luxations de la tête fémorale craniodorsalement à l’acétabulum sont les plus fréquentes [17]. Chez les vaches, les luxations craniodorsales sont à peu près aussi fréquentes que les luxations caudoventrales [8, 17].

Les autres types de luxations (coxofémorale cranioventrale, caudodorsale ou centrale) sont peu rapportées [11].

Étape 1 : diagnostic épidémioclinique

1. Contexte

La luxation coxofémorale est souvent rencontrée chez des veaux nés par extraction forcée et/ou en présentation postérieure (). Chez les vaches, les luxations sont la conséquence de traumatismes, principalement en période de saillies, sur sol glissant. Elles sont aussi observées autour de la date du vêlage, à la faveur d’une hypocalcémie, alors que la laxité ligamentaire est importante [8, 17].

2. Signes à rechercher lors de luxation craniodorsale

Les animaux affectés sont habituellement capables de se lever sans assistance.

Ils présentent une boiterie modérée pouvant aller jusqu’à la perte d’appui du côté affecté. La région de la hanche est enflammée et maintenue en adduction. Le membre affecté semble plus court que le membre controlatéral (). En général, le membre est en rotation externe, ce qui rend la hanche anormalement proéminente latéralement [7]. Les repères tarsaux sont tous décalés médialement.

Le grand trochanter, le tuber coxae et la tubérosité ischiatique se retrouvent au même niveau, alors que, du côté sain, ces repères forment un triangle [7, 16]. En l’absence d’une telle observation, une autre cause de boiterie peut être recherchée.

Généralement, le bassin est en rotation vers le côté affecté.

Lorsque l’animal transfère son poids du côté affecté, le grand trochanter se déplace vers l’avant, alors que le bassin est en rotation vers le sol. L’asymétrie est perceptible chez l’animal en station debout et lors de la marche.

3. Symptômes de luxation caudoventrale

Les bovins affectés restent souvent couchés (). Le membre du côté lésé est souvent plus long et anormalement maintenu en abduction.

L’incapacité à se lever peut aussi être liée à des fractures, celles-ci étant fréquentes avec ce type de luxation.

La luxation caudoventrale est particulièrement douloureuse, en raison des traumatismes musculaires engendrés et de possibles lésions associées des nerfs obturateurs et ischiatiques.

La capacité de l’animal à se lever et à transférer son poids du côté affecté est un important indicateur pronostique. Dans une étude, 75 % des animaux capables de se lever avant l’intervention ont guéri à long terme, alors que seul un tiers de ceux en décubitus permanent ont survécu après l’intervention chirurgicale [17].

4. Diagnostic différentiel

Les luxations fémorales peuvent être confondues avec une fracture du col du fémur, une arthrite septique ou un remaniement arthrosique de la hanche [11, 17].

Fracture du col et arthrose peuvent être consécutives à une luxation coxofémorale. Les importantes perturbations du flux sanguin vers la tête fémorale engendrées par le déplacement peuvent conduire à une nécrose osseuse ou à des remaniements.

Étape 2 : imagerie

1. Clichés radiographiques

Les clichés du bassin sont réalisés chez l’animal placé en décubitus latéral ou dorsal () [11, 18]. Une sédation à base de xylazine suffit chez les veaux (à la dose de 0,1 à 0,2 mg/kg, par voie intramusculaire). Dans certains cas, la kétamine vient compléter cette sédation, à la dose de 2,5 mg/kg, par voie intraveineuse pour pouvoir positionner correctement l’animal. La relaxation obtenue est de courte durée et les bolus intraveineux de kétamine peuvent être répétés à la demande.

La radiographie peut permettre de confirmer une suspicion clinique de déplacement craniodorsal ou caudoventral du fémur.

Chez les bovins adultes, l’épaisseur des tissus mous est telle en région appendiculaire proximale que des incidences latéro-latérales sont difficiles à obtenir. Les incidences ventrodorsales peuvent être réalisées avec des appareils spécifiquement conçus pour les grands animaux (environnement hospitalier).

De bons clichés permettent d’exclure des fractures acétabulaires, pelviennes et fémorales. Ils ont donc aussi une importante valeur pronostique.

2. Examen échographique

L’échographie est extrêmement utile pour documenter une luxation coxofémorale. Le grand trochanter est recherché, et la tête fémorale sortie de la fosse acétabulaire est plus proche de la peau que du côté non affecté. Chez le veau, une sonde de 10 à 5 MHz convient ; chez la vache adulte, une sonde de 3 MHz est mieux adaptée [4, 12]. L’examen peut être pratiqué chez un animal debout et non sédaté, tout autant que chez un animal couché.

Une évaluation dynamique de la hanche et des structures musculaires et articulaires peut être effectuée lors de cet examen [4, 11, 16].

En revanche, ce dernier ne permet pas d’exclure avec certitude une lésion cartilagineuse, ligamentaire ou osseuse. À ce titre, l’échographie et la radiographie sont complémentaires lorsqu’elles sont réalisables. En élevage, l’examen échographique permet de confirmer un diagnostic, de vérifier une réduction et d’effectuer un suivi.

Les échecs au traitement de la luxation fémorale sont fréquemment associés à des fractures (détectées à l’abattoir) [8]. Ces lésions associées auraient pu être diagnostiquées en élevage grâce à l’échographie.

Étape 3 : traitement conservateur

Un traitement conservateur, c’est-à-dire avec réduction, mais sans ouverture chirurgicale, est possible, surtout pour la luxation craniodorsale.

1. Préparation

L’animal est sédaté avec de la xylazine (à la dose de 0,1 à 0,2 mg/kg par voie intramusculaire). L’anesthésie générale est finalisée et le décubitus latéral est obtenu avec la kétamine (à la dose de 2,5 à 5 mg/kg par voie intraveineuse). Le membre lésé est placé sur le dessus. Une corde en coton entoure le tuber coxae et la tubérosité ischiatique du côté lésé. Ses extrémités sont attachées à un mur. Le tronc et le bassin sont ainsi solidement ancrés.

2. Techniques de réduction

Pour traiter une luxation craniodorsale, une traction est appliquée au membre en direction distale et caudale, par exemple à l’aide d’une vêleuse mécanique, les lacs étant fixés au membre protégé par des bandages pour limiter les traumatismes cutanés [8].

En tirant, la tête fémorale est maintenue en rotation externe pour faciliter le glissement sur l’os pelvien et la lèvre acétabulaire. Dès que la fosse acétabulaire est atteinte, une rotation est imposée au membre en sens inverse, vers l’intérieur. Les rotations vers l’extérieur, puis vers l’intérieur du membre peuvent être facilitées en fixant un bâton de bois proximalement au tarse et en s’en servant comme bras de levier. Une broche de Steinmann peut aussi être fixée dans la partie proximale du fémur pour servir de bras de levier. Cette technique est encore plus intéressante pour les luxations caudoventrales [17].

3. Vérifications

Un “click” ou “clunk” est perçu quand la tête fémorale rejoint l’acétabulum.

En outre, après une réduction réussie, le membre peut être mobilisé passivement avec une amplitude normale dans les différentes directions. Si cela n’est pas le cas, la réduction n’a pas été obtenue complètement ou la luxation a récidivé aussitôt.

4. Précautions post-traitement

Après réduction, les membres postérieurs sont attachés ensemble avec une longe pendant au moins une semaine [6, 7]. Cette précaution permet de limiter les dommages musculaires aux adducteurs pendant la période de convalescence [2].

Les animaux sont gardés en box individuel pendant trois semaines, sur une litière pas trop épaisse, de type copeaux de bois, pour que les mouvements ne soient ni perturbés, ni réprimés.

5. Succès attendu

Le pronostic est largement amélioré pour un traitement institué dans les 12 heures après le traumatisme [7]. Les cas de réduction efficace par un traitement conservateur sont assez nombreux [3, 5, 13, 14, citant d’autres références]. Dans une étude rétrospective récente, les trois quarts des bovins ont ainsi été guéris (30 sur 40) [10]. Toutefois un autre essai rapporte des taux de guérison de moins de la moitié (20 sur 47), et Tulleners et coll. n’ont pu obtenir qu’une seule guérison par cette technique conservatrice [8, 17].

6. Limites

Les études précédemment citées indiquent que la réduction peut être difficile à obtenir sans abord chirurgical et soulignent le risque de récidive avec une technique conservatrice.

La partie cartilagineuse de la lèvre acétabulaire et la capsule articulaire peuvent faire saillie dans l’articulation, empêchant un repositionnement (complet) de la tête fémorale.

De même, des caillots sanguins et le ligament déchiré de la tête fémorale restent aussi logés dans la cavité articulaire [2]. La musculature déchirée n’assure pas ensuite une stabilité adéquate.

Étape 4 : réduction chirurgicale

Le traitement chirurgical de la luxation coxofémorale est préféré aux techniques conservatrices dans de récentes études [6, 2, 9, 16].

D’un point de vue économique, le traitement d’une luxation est moins coûteux que celui d’une fracture osseuse sur un os long. La chirurgie est donc une bonne solution alternative à l’abattage, en particulier chez les animaux de valeur.

1. Intérêt de l’intervention chirurgicale

Lors de réduction chirurgicale, l’acétabulum peut être débarrassé des caillots sanguins et des débris. En outre, la lèvre acétabulaire est maintenue écartée avec un rétracteur de Hohmann pour empêcher sa projection dans la cavité articulaire pendant le repositionnement de la tête fémorale.

2. Abord et déroulement opératoires

Une réduction chirurgicale s’effectue sous anesthésie générale. L’abord de l’acétabulum est habituellement craniolatéral, mais un abord caudolatéral est également possible [16]. Une approche par ostéotomie du grand trochanter offre la meilleure exposition du site lésé et devrait être privilégiée lors de fracture associée [2]. Le repositionnement de la tête fémorale est effectué par traction (avec assistance mécanique chez le bovin adulte). Chez le veau, une traction manuelle et l’utilisation d’un rétracteur de Hohmann peut suffire. L’ancienneté de la luxation n’affecte pas directement le résultat à long terme, mais elle influe sur la difficulté de réduction [17]. Adams décrit l’utilisation d’une broche-levier de conception expérimentale pour repositionner la tête fémorale dans l’acétabulum, mais les résultats obtenus à long terme avec cette technique sont médiocres [1, 17].

Pour prévenir la récidive, la capsule articulaire, souvent gravement déchirée, est réparée par sutures. Ensuite, les muscles sont reconstitués soigneusement, plan par plan avec des fils résorbables (décimale 2) pour apporter un soutien à la capsule rompue et assurer la stabilité de la région traumatisée. Des sutures sous-cutanées, puis cutanées terminent généralement l’intervention. Toutefois, un bandage de Stent peut être suturé au-dessus de la plaie pour une meilleure protection et un soutien supplémentaire (). Cette technique suffit chez le jeune veau, mais chez les animaux plus âgés, une plus ample stabilisation peut se révéler nécessaire () [16, 17]. Deux vis de 4,5 mm avec rondelles sont mises en place sur la lèvre dorsale de l’acétabulum. Un matériel de suture non résorbable (décimale 6) est ensuite disposé autour de chaque vis et à travers un trou préforé dans le col du fémur, puis à nouveau vers la vis, en forme de huit. Les nœuds de suture sont attachés et les vis resserrées in fine () [2].

Pour renforcer la capsule chez les génisses plus âgées ou les vaches, un filet chirurgical non résorbable peut être fixé à la lèvre acétabulaire dorsale avec trois vis corticales de 4,5 mm () [9]. Il est ensuite suturé à la capsule articulaire au niveau du col du fémur avec un matériel de suture non résorbable, à l’aide d’un surjet. Les étapes suivantes de fermeture de la plaie sont identiques à celles décrites pour les jeunes veaux dans les deux techniques.

3. Limites et option en cas d’échec

• Les luxations caudoventrales sont difficiles à réduire quelle que soit la méthode, chirurgicale ou non, même avec une assistance mécanique [2, 6]. L’insertion d’une broche dans le grand trochanter ou le recours à des forceps osseux aide à la remontée de la tête fémorale dans l’acétabulum [6].

Les dommages nerveux et musculaires peuvent empêcher toute cicatrisation, malgré une réduction adéquate.

La chirurgie n’est globalement pas recommandée chez des animaux adultes en décubitus et incapables de se lever lors de l’examen [2].

• Si les réductions conservatrices et chirurgicales échouent, la tête et le col du fémur peuvent être réséqués chez les veaux. La procédure est efficace en dernier recours pour un bovin pesant moins de 100 kg, mais elle n’est pas recommandée chez le bovin adulte [15].

4. Traitement médical postopératoire

Une antibiothérapie est mise en place, adaptée à la durée de l’intervention et au choix du chirurgien. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens sont administrés pendant trois jours pour réduire l’inflammation, mais à faible dose, pour éviter que le bovin ne sollicite trop le membre lésé. Les animaux sont placés dans un box autorisant des mouvements libres mais restreints pendant 30 jours au moins après l’intervention (et jusqu’à 90 jours) [2, 17]. Attacher avec une longe les deux membres postérieurs évite que le bovin ne s’écartèle pendant la convalescence, au cours des deux premières semaines postopératoires. Un bandage de Ehlmer (reliant le métatarse au fémur et empêchant le poser du membre) n’est pas pertinent chez les veaux comme il peut parfois l’être en pratique canine, sauf après une réduction particulièrement difficile et lorsque l’instabilité persiste [17].

5. Complications et pronostic

Malgré des sutures musculaires, sous-cutanées et cutanées méticuleuses, une récidive est à attendre dans 40 % des cas après une stabilisation de la tête fémorale par sutures uniquement. Les taux de succès sont meilleurs chez les veaux (17 % de reluxations néanmoins) [17]. C’est pourquoi chez les animaux plus âgés ou les adultes, les moyens de stabilisation complémentaires décrits précédemment sont nécessaires [2]. Une boiterie résiduelle ou persistante peut suggérer l’existence de remaniements arthrosiques ou provenir d’un implant [9, 16].

Ainsi, les luxations coxofémorales sont généralement de bon pronostic chez des bovins capables de se lever et de se déplacer sans assistance. Une réduction fermée peut être réalisée, surtout si le traumatisme date de moins de 24 heures, mais la réduction chirurgicale avec stabilisation de la partie dorsale de la capsule fémorale est probablement le meilleur traitement. Les facteurs de bon pronostic sont un âge inférieur à trois ans, un poids de moins de 400 kg et une luxation évoluant depuis moins de 12 heures [8].

Références

  • 1 - Adams OR. Preliminary report on repair of coxofemoral luxation and coxofemoral subluxation in cattle. J. Am. Vet. Med. Assoc. 1987;130:515-519.
  • 2 - Ducharme NG, Trostle SS. Coxofemoral luxation/subluxation. In : Farm Animal Surgery. DL Fubini and NG Ducharme. Ed. Saunders, St. Louis. 2004:346.
  • 3 - Greenough PR. Dislocation of the hip in the cow. Vet. Rec. 1960;72:180-181.
  • 4 - Grubelnik M, Kofler J et coll. Ultrasonographic examination of the hip joint region and bony pelvis in cattle. Berl. Munch. Tierarztl. Wochenschr. 2002;115(5-6):209-220.
  • 5 - Hart CB. Dislocated hip in the cow. Vet. Rec. 1950;62(15):227.
  • 6 - Hull BL. Fractures and luxations of the pelvis and proximal femur. Vet. Clin. North Am. Food Anim. Pract. 1996;12(1):47-58.
  • 7 - Hull BL, Koenig GJ et coll. Treatment of slipped capital femoral epiphysis in cattle : 11 cases (1974-1988). J. Am. Vet. Med. Assoc. 1990;197(11):1509-1512.
  • 8 - Jubb TF, Malmo J et coll. Prognostic factors for recovery from coxo-femoral dislocation in cattle. Aust. Vet. J. 1989;66(11):354-358.
  • 9 - Keller AM, Nuss KM et coll. Surgical treatment of coxofemoral luxation in two cattle. Schweiz Arch. Tierheilkd. 2006;148(12):657-662.
  • 10 - Larcombe MT, Malmo J. Dislocation of the coxo-femoral joint in dairy cows. Aust. Vet. J. 1989;66(11):351-354.
  • 11 - Nuss K. Septic arthritis of the shoulder and hip joint in cattle : diagnosis and therapy. Schweiz Arch. Tierheilkd. 2003;145(10):455-463.
  • 12 - Nuss K. Ultrasonography of musculoskeletal disorders in cattle : A practical tool for veterinary surgeons. Vet. J. 2006;173(2):239-240.
  • 13 - Rainey J. Post-parturient rupture of the round ligament (ligamentum teres) of the hip joint in cows. Aust. Vet. J. 1955:107-109.
  • 14 - Rees H. Coxo-femoral dislocation in dairy cattle. Vet. Rec. 1964;76(13):362-364.
  • 15 - Squire KR, Fessler JF et coll. Femoral head ostectomy in horses and cattle. Vet. Surg. 1991;20(6):453-458.
  • 16 - Starke A, Herzog K et coll. Diagnostic procedures and surgical treatment of craniodorsal coxofemoral luxation in calves. Vet. Surg. 2007;36(2):99-106.
  • 17 - Tulleners EP, Nunamaker DM et coll. Coxofemoral luxations in cattle : 22 cases (1980-1985). J. Am. Vet. Med. Assoc. 1987;191(5):569-574.
  • 18 - Wood AKW, and Reynolds KM. Radiography of the bovine coxofemoral joint. 20th World Vet. Congress. 1975;Summaries 2:712-713.

1 Luxation coxofémorale à droite (R) chez un veau. Cliché radiographique en incidence ventrodorsale. Pour s’assurer qu’il s’agit bien d’une luxation craniodorsale, il est essentiel de réaliser en outre une vue latérolatérale. A = acétabulum ; CF = col fémoral ; IL = ilium ; IS = ischium. D = droite. 1 = plaque de croissance de la tête fémorale ; 2 = plaque de croissance de l’acétabulum.

Figure 1 : Filet de renforcement capsulaire

Chez les génisses plus âgées ou les vaches, un filet chirurgical non résorbable peut être fixé à la lèvre acétabulaire dorsale avec trois vis corticales de 4,5 mm. Il est suturé à la capsule au niveau du col du fémur avec un surjet non résorbable. D’après [9].

Figure 2 : Stabilisation avec deux vis acétabulaires et des fils

Chez les veaux relativement âgés, une plus ample stabilisation est obtenue avec deux vis de 4,5 mm avec rondelles mises en place sur la lèvre dorsale de l’acétabulum. Un fil non résorbable de décimale 6 est disposé entre les vis et un trou préforé dans le col du fémur, en formant deux huit. Les nœuds et les vis ne sont serrés qu’à la fin. D’après [2].

2 Luxation coxofémorale craniodorsale à gauche chez une génisse holstein âgée de trois semaines. Le membre affecté est maintenu en rotation, depuis le bassin, vers le côté affecté. Dans ce cas, la position du membre n’est pas celle décrite habituellement, mais la luxation est bien craniodorsale.

3 Luxation caudoventrale de l’os du fémur chez une vache de race angus. La vache est couchée. Le membre gauche est dans un angle anormal d’abduction. Le fémur paraît ici raccourci car la tête est logée dans le foramen obturateur. L’animal est en sueur et présente des signes de douleur manifestes. Aucun traitement n’a été tenté.

4 Cliché radiographique ventrodorsal de la vache de la photo 3. La tête fémorale gauche est localisée caudoventralement à l’acétabulum (A) dans la région du foramen obturateur (FO). CF = col fémoral ; GT = grand trochanter. D = droite.

5 Génisse Jersey un jour après la réduction chirurgicale d’une luxation coxofémorale gauche. Un filet chirurgical a été mis en place dans ce cas pour renforcer la partie dorsale de la capsule et un bandage de Stent a été suturé sur la plaie. La cicatrisation s’est bien passée. Une légère boiterie persiste deux ans après l’intervention.

6 Veau de la photo 2 trois jours après l’intervention. Deux vis et deux sutures en huit ont été mises en place pour renforcer la capsule articulaire. Le veau se déplace bien sur son membre gauche. Aucune anomalie de cicatrisation n’est constatée. Un suivi à long terme a révélé que la boiterie a totalement disparu.