Le point Vétérinaire n° 284 du 01/04/2008
 

Examens complémentaires en rurale

Mise à jour

Fiche technique

Frédéric Godreau*, Yves Millemann**


*Pathologie du bétail, ENV d’Alfort, 94704 Maisons-Alfort Cedex

Avec des kits commerciaux, des résultats d’examens complémentaires sont obtenus en moins de 30 minutes dans l’élevage même. Leurs limites sont néanmoins à connaître.

Pour préciser le diagnostic ou le pronostic en médecine bovine, le praticien peut effectuer des prélèvements. Les examens complémentaires sont alors réalisés au chevet du bovin malade, au cabinet vétérinaire ou requièrent un envoi au laboratoire. Des tests commerciaux ont été développés ( et ). Utilisés dans l’exploitation, ils permettent de cibler le traitement des bovins malades et/ou les mesures prophylactiques indiquées pour les autres animaux du lot, à la ferme, dès la première consultation (résultats en moins d’une demi-heure) (). Leur aspect pédagogique vis-à-vis de l’éleveur n’est pas à négliger.

Dans la pratique, une enquête révèle que ces tests rapides ne font pas concurrence aux analyses de laboratoire. Les praticiens férus de tests recourent aussi bien aux uns qu’aux autres(1).

  • (1) Voir l’article “Recours aux examens complémentaires en rurale” des mêmes auteurs, dans ce numéro.

1 Composants d’un test d’évaluation rapide des immunoglobulines G (Calf® IgG). De gauche à droite : une plaque de migration, un flacon de diluant, une micropipette et du sang prélevé sur un anticoagulant.

2 Aspect d’un kit de diagnostic étiologique de diarrhée néonatale (Speed® Vdiar5). Les bandelettes réactives sont plongées dans les tubes contenant la substance de migration.

Tableau : Les différents tests commerciaux et leurs limites